Un nouveau comité pour maintenir le service de traverse à Rivière-du-Loup
Publié le 29 juillet 2025 à 18:14, modifié le 30 juillet 2025 à 08:45
Par: Jasmin Guillemette
La décision de déménager la traverse ne passe toujours pas pour une dizaine de citoyens de Rivière-du-Loup. Ils ont lancé un nouveau comité qui se nomme Notre traversier : ANCRÉ en NOUS, et ils souhaitent mettre la main sur les documents qui ont mené au transfert vers Cacouna.
Pour le comité, la traverse est bien plus qu’un simple lien de transport. C’est un moteur économique et un symbole enraciné dans la communauté louperivoise. Les membres souhaitent « montrer au gouvernement que les gens se mobilisent » pour le maintien de la traverse. « Regarder l’impact autour, au niveau des employeurs, des restaurants, des hôtels. C’est plus complexe que ça l’économie. Tout est relié », explique Jacques Minville, un des membres.
Le regroupement compte une dizaine de membres avec des citoyens et gens d’affaires de Rivière-du-Loup. Il demande des réponses à la Société des traversiers du Québec sur les études qui ont été menées pour justifier le déménagement. « Pourquoi est-ce que la Société des traversier du Québec et la CAQ cachent les études qu’ils ont payé avec notre agent, nos impôts, nos cartes ? […] S’ils ont raison, qu’ils nous montrent les rapports. Montrez-nous les appels d’intérêt. On ne comprend pas. C’est vraiment, mais vraiment illogique », déclare Gilles Lortie, aussi membre du comité et propriétaire de l’Hôtel Universel.
« La seule décision qui va se prendre, ça va être en 2026, quand il va avoir des élections. Là, les décisions vont se prendre. Je pense que la CAQ risque de sortir de Rivière-du-Loup avant le traversier », renchérit Marc Morin, instigateur d’une pétition de près de 8000 signataires pour maintenir le service à Rivière-du-Loup.
La décision a été prise en décembre dernier et le comité de citoyens croit qu’il n’est pas trop tard pour changer de cap. « J’ai vu ce qui s’est passé avec le troisième lien à Québec. Ils ont changé beaucoup de décision. C’est sûr qu’il y a des coûts, mais je crois qu’on est capable, les citoyens, la population, la démocratie », indique M. Minville
Le comité œuvre indépendamment de la Ville de Rivière-du-Loup et de la Chambre de commerce, qui avaient déjà mené plusieurs actions pour recevoir des réponses du gouvernement. À l’automne, le comité de citoyens mobilisera la population de Rivière-du-Loup. Il souhaite se faire entendre au niveau national.