Cellulaire chez les jeunes au Nouveau-Brunswick: des données préoccupantes
Publié le 24 septembre 2025 à 08:58, modifié le 24 septembre 2025 à 11:19
Par: Marion Lavergne
Utiliser son cellulaire plus de deux heures par jour durant ses temps libres : c’est la réalité de neuf jeunes sur dix au Nouveau-Brunswick. C’est un des constats qui ressort d’un récent sondage réalisé par le Conseil de la santé de la province.
Les technologies mobiles sont omniprésentes. Pourtant, des études soulignent que l’exposition prolongée aux écrans peut avoir une incidence sur la santé mentale, particulièrement chez les jeunes. Environ un sur quatre affirme avoir une très bonne santé mentale, selon le plus récent sondage du Conseil de la santé.
Le débat est donc lancé : l’usage du cellulaire devrait-il être encadré davantage chez les adolescents?
« Ils sont beaucoup addictés à ça, c’est ce qui est le monde aujourd’hui, c’est plus naturel. C’est bien beau des téléphones mais, comprends-tu, ce que je veux dire, être tout le temps là-dedans c’est pas bon. »
« Les téléphones cellulaires devraient être interdits dans les écoles. Ils ne se concentrent pas et n’écoutent pas les enseignants. » (traduction de l’anglais)
« Ça devrait être interdit [à l’école], parce que les enfants, ils sont tout le temps là-dessus. C’est vraiment pas bon. »
Seule une petite proportion de jeunes limiterait son utilisation récréative d’écran à la longueur recommandée, soit deux heures ou moins par jour.
Le maire de Campbellton, anciennement directeur général de la commission scolaire du Restigouche, prône un usage modéré.
« Faut que tu ailles un équilibre : santé mentale, santé physique, santé sociale, tu peux pas juste être à l’écran. Pour moi c’est une question d’apprentissage », soutient Jean-Guy Lévesque, maire de Campbellton.
L’utilisation des téléphones cellulaires est interdite en classe, pour les jeunes du Nouveau-Brunswick, mais est toujours permise entre les cours, contrairement au Québec.
« Les médias sociaux font un grand impact sur toutes nos vies, entre autres les jeunes, parce qu’ils sont beaucoup sur les médias. Ils peuvent se faire influencer par qu’est-ce qu’ils voient. Mais, souvent, je vois les jeunes utiliser leur téléphone pour jouer à des jeux ensemble, en groupe. Ça c’est quelque chose que j’aime voir, tu sais, ils sont en train d’interagir avec eux autres même dans leur groupe. Oui ça a un côté négatif, mais aussi un côté positif », explique Jennifer Pollock, superviseure des programmes jeunesse au Centre InspireAction.