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Un deuxième emploi pour tenter de sauver son entreprise

Publié le 26 octobre 2020 à 17:02, modifié le 27 octobre 2020 à 09:59

Par: Guillaume Cotnoir Lacroix

Le monde de l’événementiel tourne au ralenti depuis ce printemps. L’annulation des mariages, et d’événements de divertissement coûte cher aux entrepreneurs, qui doivent parfois même se trouver un deuxième emploi pour assurer la survie de leur entreprise.

C’est le cas de Charles Frenette, propriétaire de l’entreprise Animation de l’Est, spécialisée en organisation d’événements. L’entreprise d’une vingtaine d’employés anime des disco-mobiles, organise des mariages, loue de l’équipement et plus encore.

L’homme d’affaires a dû se résoudre à occuper un deuxième emploi chez un ancien employeur qui lui a offert un poste de livreur de colis. Il a décidé d’offrir ses services en sous-traitance afin d’assurer la continuité d’exploitation de sa société de divertissement.

L’entrepreneur estime que plus de 95% de ses contrats d’événements en 2020 ont été repoussés ou annulés.  Il demande une aide financière similaire aux restaurants et aux bars qui se trouvent en zone rouge, c’est-à-dire le remboursement d’une portion des frais fixes comme les assurances, le loyer ou encore le chauffage du bâtiment. Le futur s’annonce difficile puisqu’aucun événement n’est inscrit à l’agenda en raison de la pandémie.

« Je n’en fais pas d’événement, je ne peux pas en faire. On en a fait un événement cet été et on en a entendu parler à la grandeur du Québec. Donc on ne peut pas faire plus, présentement. » – Charles Frenette, propriétaire d’Animation de l’Est.

Le paiement de la dette est problématique alors que les liquidités de l’entreprise diminuent. L’institution financière avec laquelle fait affaire Charles Frenette lui a offert un sursis de paiement de 3 mois, puis un autre. Le dernier report arrive à échéance en décembre, une situation qui inquiète fortement le propriétaire.

L’option de contracter un nouveau prêt a été étudiée. Pour le principal intéressé, le problème se trouve ailleurs puisque les sources de revenus pourraient prendre des mois avant de se remettre en marche.

« Quand ça va redécoller, et dans quelle mesure ça va redécoller, je vais-tu être en mesure de rembourser ces prêts-là? Moi c’est un fardeau fiscal que je me mets sur le dos avec des prêts. Je ne peux pas, je ne peux pas. Intelligemment parlant, je ne peux pas faire ça. »

L’entrepreneur veut à tout prix éviter la faillite. Il estime qu’il a travaillé trop fort, lors des 23 dernières années pour en arriver là.