Traverse à Cacouna: fin du dragage, des impacts à prévoir pour la marina ?
Publié le 8 juin 2026 à 17:40, modifié le 8 juin 2026 à 17:40
Par: Jasmin Guillemette
On s’en doutait, mais la Société des traversiers du Québec l’a confirmé, elle va cesser le dragage au quai de Rivière-du-Loup, une fois la traverse déménagée à Cacouna. Ceux qui tiennent des activités maritimes, près du quai, devront trouver des solutions.
Dès 2031, il n’y aura plus de traversier à Rivière-du-Loup. Fini aussi le dragage de la Société des traversiers du Québec (STQ) à l’entrée du quai. « Une fois que nous allons avoir quitté le site, comme le dragage se fait habituellement pour les activités du traversier, le dragage ne sera plus effectué du côté du site de Rivière-du-Loup », soutient Bruno Verreault, conseiller en communication à la STQ.
La Société Duvetnor, bien implantée au quai depuis 1979, redoutait cette décision. Elle s’est toutefois mise en mode solution permanente pour pouvoir continuer ses activités sans être incommodée par les sédiments qui s’accumuleront. L’entreprise possède de l’expérience en la matière. Par le passé, elle a effectué des petits chantiers de dragage pour pouvoir permettre à ses bateaux de quitter le bassin de la pointe de Rivière-du-Loup. Le président fondateur, Jean Bédard, mentionne avoir des discussions à ce sujet, sans avancer une solution concrète déjà sur la table.
De son côté, le président du Club nautique de Rivière-du-Loup, se demande si les sédiments s’accumuleront moins, sans traversier en fonction. Il souhaite toutefois que le dossier avance, concernant la revitalisation de la pointe.
Notre équipe a d’ailleurs appris que le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent a comme ambition d’ajouter un point de service sur la rive sud du fleuve. « Ce qu’on peut dire, c’est qu’il y aura sûrement un pied-à-terre du parc marin, quelque part sur la rive sud. Rivière-du-Loup, à Trois-Pistoles, ou ailleurs. Je suis certain que la décision n’est pas prise. Ça revient au gestionnaire du parc », lance Émilien Pelletier, président du comité de coordination du parc marin Saguenay—Saint-Laurent, qui espère qu’un puisse être rattaché au point de service.
« Concernant l’intention d’ouvrir de nouveaux bureaux administratifs ou des installations sur la rive sud du Saint-Laurent, une réflexion est en cours afin d’assurer une présence à l’échelle du parc marin agrandi, tant sur le plan des activités scientifiques qu’éducatives et de sensibilisation. Les gestionnaires du parc marin souhaitent déployer leurs opérations sur l’ensemble du territoire agrandi et souhaitent prioriser une approche de maillage avec les partenaires implantés sur le territoire », indique l’Unité de gestion du Saguenay—Saint-Laurent.