Travaux d’enrochement: les installations seront démantelées à Maria
Publié le 5 septembre 2025 à 18:31, modifié le 5 septembre 2025 à 19:13
Par: Patrick Giguère
À peine deux ans après des travaux d’urgence d’enrochement à Maria, les installations devront être démantelées. Cet ouvrage avait coûté 2,7 millions de dollars.
Le ministère des Transports était intervenu rapidement en décembre 2022, à la suite d’une tempête, afin de venir sécuriser un mur de soutènement, près de la route 132, à Maria.
L’ouvrage avait débuté quelques mois plus tard.
« À la suite de cette tempête-là, le ministère avait constaté un défaut de comportement structural sur le mur. Le mur avait été surveillé de façon soutenue, et c’est en avril que le ministère a constaté que le défaut s’amplifiait», rappelle la porte-parole du ministère des Transports, Julie Marcoux.
En tout et partout, cet aménagement de protection d’une distance d’environ 200 mètres a coûté 2,7 millions de dollars aux contribuables.
Le maire de la municipalité rappelle le côté urgent de la situation.
« Ça été fait vraiment en état d’urgence. La route et balade, il y a des sédiments qui étaient retirés par les marées subséquentes. Il y avait un risque d’affaissement», se souvient Jean-Claude Landry.
« Si on n’avait pas fait ça, on aurait peut-être perdu la route. On n’avait pas le choix à ce moment-là d’intervenir. Le ministère ne peut laisser une structure comme ça où on présume qu’il y a un danger», ajoute Mme Marcoux.
Voilà qu’en raison de la recharge de la plage, qui a pour but de protéger les berges de la municipalité, le ministère devra procéder au désenrochement du mur en question.
Il s’agit d’une solution plus pérenne et qui respecte davantage l’écosystème.
C’est la municipalité de Maria qui a demandé au ministère des Transports de participer au projet afin de prolonger la recharge jusqu’au mur de pierres.
«L’enrochement peut avoir un impact sur la recharge de plage et faire en sorte que le sable va partir plus vite», raconte Mme Marcoux. « C’étaient des travaux qui étaient nécessaires. Le projet de Maria est arrivé après, donc, ce n’est pas quelque chose que le ministère aurait pu prévoir.
Les roches seront bientôt retirées par l’entrepreneur Béluga pour être utilisées à d’autres fins.
Rappelons que les travaux de la recharge de la plage devraient se terminer d’ici la fin de l’année et auront une durée de vie d’environ 30 ans.