Techno-Concept : un modèle unique pour motiver les jeunes
Publié le 12 juin 2026 à 16:06, modifié le 12 juin 2026 à 16:06
Une entreprise étudiante de Baie-Saint-Paul créera pour une deuxième année les décors du Festif!. En plus de fournir plusieurs organismes de la région, Techno-Concept motive des élèves en rattrapage scolaire à terminer leur parcours. Et ce modèle est unique au Québec.
Pour contrer le décrochage scolaire, le Centre éducatif Saint-Aubin (CÉSA) a mis en place une recette gagnante : un atelier de conception et de fabrication.
« Que ce soit la programmation, de la construction, des fois des choses qui demandent plus de motricité fine, des fois des choses qui demandent plus de persévérance dans la tâche, les jeunes se découvrent un peu à travers l’entreprise étudiante », explique Éric Simard, enseignant à l’Unité de rattrapage du CÉSA et à Techno-Concept.
Les élèves de l’UR, comme ils la nomment, alternent cours académiques, projets techniques et sorties en plein air. Depuis bientôt 25 ans, la formule reste innovante dans la province.
« C’est un programme maison, ce n’est pas quelque chose qui existe au ministère de l’Éducation. C’est vraiment l’école qui a décidé de se doter de cette structure-là pour empêcher les jeunes de décrocher », précise M. Simard.
Le bouche à oreille amène plusieurs entreprises de Charlevoix à collaborer avec l’atelier. Et depuis deux ans, ses créations rayonnent particulièrement au Festif! de Baie-Saint-Paul.
Son directeur général et artistique, Clément Turgeon, se réjouit du partenariat. « On commence à faire de plus en plus de décors. On a fait faire du mobilier sur mesure, une centaine de chaises pliables en bois. Tout est possible avec cette gang-là. C’est vraiment du travail de pro. »
Pour le Festif comme pour d’autres clients, faire affaire avec l’entreprise étudiante a une valeur économique, mais surtout morale. « Ça fait juste renforcer encore plus notre lien avec la communauté. On est à quelques minutes des ateliers, ça fait qu’on sauve aussi en transport, puis on fait rouler une entreprise locale, c’est pile poil dans notre mission », souligne Clément Turgeon.
Près de 400 élèves sont passés par le programme. Le taux de réussite est de 90%.
« Quand on les revoit, ces jeunes-là, qui sont maintenant électriciens, qui travaillent dans la construction ou qui font d’autres métiers, ils nous disent souvent : heureusement que j’ai eu UR, parce que c’est ce qui m’a permis de compléter mon secondaire et ensuite de passer à ma formation professionnelle », termine Éric Simard.