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Tarifs américains : plus de 480 000 $ pour de la formation liée à la forêt

Publié le 30 juin 2026 à 16:31, modifié le 30 juin 2026 à 16:50

Par: Annie St-Onge Marchand

L’industrie forestière est grandement touchée par les tarifs douaniers américains. Fredericton et Ottawa ont donc décidé d’investir plus de 480 000 $ pour de la formation, pour aider ce secteur important au Nouveau-Brunswick.

Plus de 300 conférences vidéo, une plateforme de formation en ligne et trois cours, c’est ce que l’Institut de recherche sur les feuillus nordiques est en train de développer. Ce projet va permettre aux entreprises forestières touchées par les tarifs de diversifier leur marché.

« S’il y a des employés qui ont besoin d’avoir de nouvelles formations ou bien d’arriver avec un mécanisme pour améliorer leur productivité », explique Jean-Claude D’Amours, ministre de l’Éducation postsecondaire et de la Formation.

Cette initiative se veut aussi une façon d’attirer de futurs travailleurs.

« Ça va surtout aider au recrutement des gens pour suivre des cours de formation et ça, c’est le futur de notre main-d’œuvre », indique Mike Légère, directeur des relations gouvernementales chez AV Group.

« Est-ce qu’il y a des étudiants qui sont actuellement au secondaire qui pourrait voir le domaine forestier comme un excellent tremplin pour eux », ajoute Jean-Claude D’Amours.

Un groupe de travail sera également formé pour déterminer les défis et les exigences du domaine et ainsi orienter les possibilités de formation.

« On va aller capter le pouls du secteur beaucoup plus souvent pour comprendre ce qui n’est pas aussi efficace qui devrait l’être », mentionne Gaétan Pelletier, directeur général de l’Institut de recherche sur les feuillus nordiques.

Gaétan Pelletier voit déjà un grand pour ce projet.

« On est certain que ça va aller beaucoup plus que 300 vidéos. »

L’industrie forestière occupe une place importante dans l’économie du Nouveau-Brunswick. Elle représente 24 000 emplois, 900 entreprises et 2,8 milliards $ d’exportations annuelles.

« C’est un secteur qui est au cœur de l’économie de plusieurs de nos communautés partout dans la province. Ça permet à plusieurs de nos travailleurs de mettre du pain sur la table », mentionne Guillaume Deschênes‑Thériault, député de Madawaska-Restigouche.

« C’est une industrie qui est majeure pour notre province, donc qui est importante aussi à appuyer. », souligne le ministre de l’Éducation postsecondaire et de la Formation.

Le financement provient de l’entente sur la Réponse tarifaire pour la main-d’œuvre Canada-Nouveau-Brunswick

« En faisant une entente spécifique avec le Nouveau-Brunswick, ça permet de s’assurer que les mesures qu’on finance soient réellement adaptées aux réalités locales », explique le député fédéral.

Environ 40 % des vidéos de formation ont déjà été réalisées. Elles devraient être complétées d’ici avril 2028.