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Soins infirmiers : l’Université de Moncton réagit

Publié le 12 avril 2019 à 14:36, modifié le 12 avril 2019 à 14:36

Par: Jacob Cassidy

L’Université de Moncton a réagi ce matin à la décision du gouvernement de couper 8,7 millions $ pour le financement des programmes de science infirmière. Selon le recteur, Jacques Paul Couturier, ces sommes, reçues depuis 2005, servaient principalement à soutenir la formation clinique dans le domaine.

Il affirme que son établissement avait prévu recevoir environ 1,5 million de dollars de ces fonds pour la prochaine année scolaire. Le recteur assure que le programme  sera toujours offert sur les trois campus.

Règle général, le coût de formation d’un étudiant en soins infirmier est supérieur à celui d’un élève dans un autre domaine. Dans son prochain budget l’université aura à déterminer si elle est en mesure de maintenir le nombre de places actuellement disponibles. «Chaque  étudiant additionnel dans le volet clinique demande un investissement correspondant pour assurer sa supervision en milieu hospitalier, etc. Il y a une réflexion à faire pour l’université à savoir si on est capable financièrement de maintenir notre niveau actuel», mentionne le recteur.

Une part des fond du gouvernement était également dédiée à faciliter le recrutement notamment en augmentant le nombre de places disponibles. Cette somme était calculée en fonction des inscriptions dans les années précédentes.  Avec une centaine d’admission par année, l’établissement n’espérait pas recevoir de subvention l’an prochain.

En réponse au ministre qui affirmait que le nombre d’inscription était trop faible dans le domaine, le recteur cite la baisse démographique et la saga de l’examen NCLEX-RN comme causes possibles.

Selon M. Couturier la décision du gouvernement met à risque la capacité des universités de la province à aider à enrayer la pénurie de main d’œuvre. «Nous invitons le ministre à bâtir sur les forces actuelles de nos programmes de science infirmière et à travailler avec nous pour développer une solution de financement qui nous permettra de régler la pénurie d’infirmières et infirmiers», on déclaré le recteur de l’Université de Moncton et le président de l’Unviersité du Nouveau-Brunswick, dans une déclaration conjointe.