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Six mois de détention à domicile pour avoir fraudé son ex-conjointe

Publié le 7 janvier 2021 à 16:21, modifié le 7 janvier 2021 à 16:23

Par: Gilles Duval

Une femme d’Edmundston, Ashley Gervais-Michaud, a écopé d’une peine de six mois de détention à domicile pour avoir fraudé son ex-conjointe pour un peu plus de 9400 $. Elle a reconnu sa culpabilité à des accusations de fabrication et utilisation de faux documents ainsi que de possession d’une fausse pièce d’identité.

Les faits reprochés à l’accusée se sont déroulés entre février et avril 2018. Selon la preuve relatée en Cour provinciale à Edmundston jeudi, Ashley Gervais-Michaud a fait 44 chèques sans fonds, totalisant 5900$, dont les montants ont été débités dans un ancien compte bancaire américain inutilisé de sa victime. À cela s’ajoutent des frais administratifs ainsi que la conversion en argent canadien pour un total évalué à plus de 9400 $.

«C’est pas facile quand on fait confiance à quelqu’un qui est supposée être notre bras droit; je n’ai pas vu qu’elle me fraudait, a indiqué la victime», Shelly Dupuis.

Durant sa détention à domicile, Ashley Gervais-Michaud pourrait tout de même se rendre à son travail. Selon une entente survenue avec la Couronne, c’est un montant de 5000 $ qu’elle devra rembourser à sa victime. Durant cette période, elle devra faire des paiements mensuels de 500 $. Si elle omet de le faire, elle contreviendra  à une ordonnance de la cour et purgera le reste de sa peine avec sursis en prison. Elle pourra verser 250 $ par mois par la suite pour compléter la somme due.

«J’allais pas là pour avoir de l’argent premièrement; j’allais là pour avoir la justice; que oui j’ai fait cela; qu’elle aille en prison ou en probation; c’est 5000 $ qu’elle va nous redonner mais je ne m’attendais pas qu’on aurait eu cela», a ajouté Shelly Dupuis.

Pour Shelly Dupuis, cette fraude lui a occasionné des difficultés financières qui ne sont pas encore réglées.

«J’ai été obligée de débourser beaucoup d’argent; j’ai été obligée de m’en aller trois mois dans le nord et laisser mon garçon ici; ça, ça fait mal mais ça fait que j’ai pu payer quelques factures», a-t-elle soutenu.

Il n’a pas été facile non plus pour le fils de la victime de faire face à la situation.

«Je voyais ma mère se stresser pour cela, ça me stressait moi, ça me choquait; j’avais la mèche courte à cause d’elle», a commenté Nathan Dupuis.

Malgré tout cela, Shelly Dupuis préfère penser à l’avenir.

«Je suis deux thérapeutes; j’ai quatre emplois; je prends cela une journée à la fois; c’est grâce à mon garçon qui est là avec moi; on fait nos affaires; on travaille tous les deux».