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Sénateurs néobrunswickois : Trudeau doit combler trois sièges disponibles rapidement  

Publié le 2 mai 2023 à 16:40, modifié le 2 mai 2023 à 16:40

Par: CIMTCHAU

L’absence d’un sénateur originaire du Nord francophone suscite, plus particulièrement, l’inquiétude du sénateur René Cormier. À l’heure actuelle, trois postes sénatoriaux sont vacants au Nouveau-Brunswick, dont deux représentations anglophones et celui d’un sénateur francophone. Mais le sénateur met l’emphase sur le poste d’un représentant pour les régions Chaleur et Restigouche.

« De mettre en valeur le besoin d’un sénateur ou d’une sénatrice francophone qui vient du nord du Nouveau-Brunswick, c’est associé à cette idée qu’il y a de grands enjeux socioéconomiques dans le nord de la province qu’il faut que la voix de cette région-là soit bien entendue à Ottawa et on connait les défis socioéconomiques que rencontre le nord du Nouveau-Brunswick comparativement au Sud. » dit René Cormier, sénateur indépendant au Parlement du Canada

L’âge de départ à la retraite pour les sénateurs est de 75 ans. Selon le monsieur Cormier, il est facile pour le gouvernement de planifier les remplacements lorsque des représentants vont à la retraite ou plus tôt.
« On peut quitter au moment où on décide, mais on peut assez facilement prévoir quand il y a aura des sièges de disponible et comment le processus d’études des candidatures se fait pour combler les sièges dès qu’une personne quitte. » explique René Cormier.

Selon l’ancien sénateur du Nord du Nouveau-Brunswick, l’honorable Paul McIntyre, la nomination dans un délai raisonnable de son remplaçant dépend de l’intervention de Justin Trudeau.
« Les sénateurs encore une fois sont nommés par le Gouverneur Général, à la recommandation du Premier Ministre et c’est une discrétion de la part du premier ministre. J’ai confiance que le premier ministre a présentement en sa possession de très belles candidatures pour combler les postes. » précise Paul McIntyre, ancien sénateur.

Le Sénateur félicite la décision du Premier ministre d’avoir rendu plus indépendant le Sénat en nommant 80 % de membres non partisans et indépendants. Toutefois il attend de la continuité dans les actions de Justin Trudeau.

« Je crois que c’est au bénéfice, pas juste des citoyens qui seront nommés au Sénat, c’est au bénéfice de tous les canadiens et canadiennes que d’avoir un sénat avec ses 105 membres, puisque nous sommes 105, il nous manque à peu près 16 sièges en ce moment, c’est bien pour la démocratie canadienne, c’est bien pour les minorités et les régions. » exprime René Cormier.

En attendant que le siège francophone du Nord soit comblé, les populations concernées n’ont pas de garantie que les décisions prises à Ottawa, reflèteront les besoins de leur territoire.