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Semaine de relâche: un important dilemme pour les régions touristiques

Publié le 10 février 2021 à 15:59, modifié le 10 février 2021 à 15:59

Par: Cimon Charest

La semaine de relâche cause bien des maux de tête aux régions touristiques du Québec. Charlevoix, qui se retrouve en zone rouge depuis la mi-octobre, aimerait accueillir des visiteurs, mais plusieurs craignent qu’ils amènent le virus.

Le gouvernement provincial pourrait d’ailleurs envisager des barrages policiers pour limiter les déplacements entre les régions.

« Je pense que les mesures qu’on a prises au printemps dernier ont bien démontré leur efficacité. Si vous avez essayé de descendre au Bas-Saint-Laurent ou à La Pocatière, on vous retournait de bord si vous n’aviez pas une justification écrite la plupart du temps », illustre Daniel Dancause, conseiller en mesures d’urgence chez Prudent Groupe Conseil.

Pour une région touristique comme Charlevoix, la première semaine de mars est cependant primordiale pour l’économie.

« En ce moment, on est en zone rouge. C’est certain en plus avec l’ajout potentiel de barrages, ça serait très difficile pour nos entreprises qui vont assurément assumer les conséquences », se désole Mitchell Dion, directeur général chez Tourisme Charlevoix.

L’idée ne fait pas l’unanimité.

« Il faut se fier au bon jugement des citoyens »,  défend une Malbéenne rencontrée.

« Ben moi là, j’aimerais ça que les touristes ne descendent pas ici », affirme une autre à peine quelques minutes plus tard.

Malgré les nombreuses recommandations de rester chez soi, plusieurs Québécois ont hâte de se changer les esprits et profiter du plein air. La SÉPAQ prévoit d’ailleurs un grand engouement pour la région.

« Les gens semblent avoir besoin de s’évader dans la nature, d’aller se remplir les poumons d’air frais et les yeux de beaux paysages. Donc ce qu’on a observé jusqu’à maintenant c’est oui il y a un engouement pour le plein air qui semble continuer », commente Simon Boivin de la SÉPAQ

La location de chalets est populaire.

François Legault se donne encore quelques jours pour décider quelles restrictions supplémentaires il imposera la semaine de relâche.