Sécheresse : les terres agricoles meurent de soif
Publié le 2 août 2024 à 16:43, modifié le 2 août 2024 à 16:43
Par: Coralie Morency
La sécheresse perdure sur nos régions, ce qui rend la tâche difficile aux agriculteurs. Le manque de pluie risque d’affecter durement les récoltes.
Les terres agricoles meurent de soif. Le sol est sec et manque d’eau. « Pour le moment il n’y a de moyen d’irriguer ou d’amener des solutions. On se croise les doigts, puis on espère vraiment qu’il y aura de la pluie », affirme la présidente de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, Nathalie Lemieux.
Les impacts de la chaleur intense se font sentir. Les récoltes de pommes de terre, d’orge et de maïs seront devancées cette année. « On doit être un 2 semaines à l’avance, versus ce qu’on a habituellement pour la région ici. Là on est vraiment dans la période critique où il y a encore du remplissage de grain qui doit se faire », explique Nathalie Lemieux.
Les rendements des producteurs pourraient diminuer pour la 3e coupe. « On se rend compte que nos grains aussi vont être vraiment plus petits, moins pesants au niveau de la qualité lorsqu’on va les vendre, le tonnage va être inférieur », affirme-t-elle.
Les petits fruits seront eux aussi touchés par la sécheresse. « Le mûrissement va être accéléré, des saisons vont être plus hâtives. On arrive dans la saison des framboises et des bleuets, ça aussi des fois ça peut accélérer la maturation », explique Nathalie Lemieux.
Certains secteurs ont reçu quelques averses dans des dernières semaines, mais les précipitations ont été clairement insuffisantes. « Il fait chaud, ça s’évapore tranquillement, ça roule sur le terrain donc ça ne rentre pas nécessairement au niveau des nappes d’eau, puis ça n’en donne pas suffisamment pour notre remplissage de grain. On est rendu dans des phases où il faut irriguer, mais les quantités d’eau que ça prendrait par jour dû à la chaleur et dû à la sécheresse sont assez importantes. On se retrouve avec des niveaux d’eau des fois dans les lacs, dans les étangs qui sont quand même très bas. »
Pour les producteurs, il est difficile de s’adapter aux changements de températures. L’été dernier c’était complètement l’inverse, il y a eu beaucoup de précipitations. « Ça fait partie de notre métier, ça fait partie des conditions dans lesquelles on a à travailler chaque année, mais c’est d’essayer de prévoir un peu le risque de tout ça », mentionne la présidente de l’UPA.
Si les vacanciers profitent du beau temps, la pluie est grandement attendue par les producteurs agricoles.