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Sécheresse: des apiculteurs poussent un soupir de soulagement

Publié le 13 septembre 2018 à 16:30, modifié le 13 septembre 2018 à 16:51

Par: Marie-Pierre Beaubien

La sécheresse a affecté de nombreux producteurs au Bas-Saint-Laurent cette année. Après une saison catastrophique l’an dernier, les apiculteurs poussent un soupir de soulagement. La récolte sera sauvée en 2018.

Ces centaines d’abeilles produisent aujourd’hui du miel. Mais, les apiculteurs ont eu chaud.  «L’année passée, ça a été une année assez catastrophique. Au début de saison, ça allait bien. Mais à la fin de la saison, on a eu une période constante de sécheresse. Ce qui fait qu’au niveau de la récolte ça a été ma pire année en 18 ans», a fait remarquer le propriétaire de l’Hydromellerie Saint-Paul-de-la-Croix, Gilles Gaudreau.

Ces insectes pollinisateurs ont besoin d’eau. Or, les bassins des agriculteurs étaient presque vides. Heureusement, les précipitations de la fin de l’été ont sauvé la saison. «Cette année, ça a été sec aussi. Mais ça a été un peu moins pire avec l’humidité le matin. Il pleuvait une fois de temps en temps. Ce qui fait que j’ai fait une bonne moyenne cette année», a-t-il expliqué.

Les pesticides inquiètent les apiculteurs

Depuis quelques années, les pesticides causent aussi problème. Les néonicotinoïdes agissent sur le système nerveux central. Les abeilles sont complètement désorientées. «C’est catastrophique.  On sonne l’alarme depuis déjà plusieurs années. Il faut vraiment plancher là-dessus. Il faut diminuer la quantité de pesticides et l’indice de risque total des pesticides utilisés», a souligné la responsable du comité de pesticide de la Fédération des apiculteurs du Québec, Julie Fontaine.

Des pertes de rendement se font sentir. «Il y a une quinzaine d’années, on pouvait faire 250 parfois 300 livres de miel par ruche. Actuellement, c’est très rare qu’on peut faire ces rendements. On peut faire entre 100 et 150 livres de miel par ruche», a déclaré Gilles Gaudreau.

Depuis 2008, plusieurs apiculteurs ont abandonné le milieu en raison de perte de production importante. Les agriculteurs québécois produisent environ le quart du miel consommé dans la province.