Sans voiture en Gaspésie : des alternatives pour se déplacer autrement
Publié le 22 septembre 2025 à 18:20, modifié le 22 septembre 2025 à 18:25
Par: Eva Thomas
Le 22 septembre, c’est la journée mondiale sans voiture. Une journée visant à sensibiliser la population à l’impact environnemental de l’automobile et à promouvoir des moyens de transport alternatif. L’occasion pour de nous de se demander si en région son utilisation est inévitable.
À Gaspé, rien ne laisse penser qu’aujourd’hui, c’est la journée mondiale sans voiture. Sur les grands axes, les automobilistes ne sont pas rares, car ici en Gaspésie, quand on parle de transport, la voiture à la cote. Parole d’usagers.
« C’est indispensable si tu travailles, si tu n’as pas de voiture, tu ne peux pas travailler. »
« En banlieue, oui tu as besoin d’un véhicule. »
« Les distances sont très longues. On a besoin d’une voiture pour circuler en Gaspésie. »
Selon la Régîm, 78% des habitants de la MRC Côte de Gaspé utilisent la voiture comme moyen de transport principal, 9% utilisent les autobus, 7% le covoiturage. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pourtant, certains s’en sortent très bien sans véhicule motorisé.
« Je n’en ai pas besoin. Je marche beaucoup. J’ai fait beaucoup de vélo. Quand, j’ai des courses à faire, par exemple, chez Maxi, je vais carrément utiliser le taxi. »
Sur le territoire, la RÉGÎM propose différentes alternatives : du transport collectif en continu ou à la demande, de l’autopartage, du transport adapté
Autre alternative proposée par la RÉGÎM : les vélos. Il vous suffit d’installer l’application de la RÉGÎM sur votre téléphone et d’y voir où sont accessibles les vélos en libre-service. Au total, plus d’une trentaine de vélos sont disponibles sur le territoire.
« On est conscient qu’en région, c’est extrêmement difficile de se priver complètement de l’utilisation d’une voiture. Par contre, on est convaincu qu’il y a une réflexion qui peut être faite. Il y a des conciliations qui peuvent être faite pour minimalement réduire la flotte de véhicules qui existent dans chacune de nos maisons. » – Marie-Andrée Pichette, directrice générale de la RÉGÎM.
Plus de 86 000 trajets ont été effectués en 2023, c’est 10 000 de plus que l’année précédente. Mais alors si, la voiture reste le moyen de transport de prédilection, qui utilise les autres services proposés?
« On parle admettons des 30 ans et moins, où pour des raisons de convictions, de pas de besoins où le lien avec la voiture est différent, on en voit de plus en plus qui n’ont pas de permis et qui n’ont pas ce besoin. » – Marie-Andrée Pichette, directrice générale de la RÉGÎM.
Une autre raison qui peut pencher en faveur du transport actif ou collectif : le coût financier.
« Le taux de familles en milieux défavorisés est quand même élevé. Le fait d’avoir une économie dans nos déplacements est important. La voiture, c’est, à part peut-être la maison, c’est la dépense la plus importante dans nos foyers. » – Marie-Andrée Pichette, directrice générale de la RÉGÎM.
En résumé, vivre en Gaspésie sans voiture, c’est possible, mais cela demande tout de même de s’adapter en fonction des services proposés.