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Résidence pour aînés : une pétition contre la fermeture de leur salle à manger

Publié le 13 janvier 2021 à 17:47, modifié le 14 janvier 2021 à 11:45

Par: Fabienne Tercaefs

C’est un véritable cri du cœur que lancent des aînés de la résidence Reine Antier de Rivière-du-Loup. Ils ont signé une pétition pour dénoncer la décision de Québec de fermer les salles à manger des établissements privés pour personnes âgées.

 

 

 

Suzanne Paradis ne décolère pas. «C’est toujours les personnes âgées qui paient pour des négligences des autres. Parce qu’on est comme toujours pris en otage», affirme la résidente de Reine Antier. Lorsqu’elle a pris connaissance des restrictions du gouvernement, elle s’est sentie investie d’une mission auprès des autres résidents. «Je leur ai demandé si je faisais une pétition s’ils étaient d’accord pour signer ça. Tout le monde m’a dit oui, il y en a même qui m’ont dit, on signerait même deux fois», explique Suzanne Paradis.

 

Au moins la moitié de la centaine d’aînés a approuvé. «J’étais pour, j’ai signé. Parce que je trouve qu’on aurait été capable de descendre manger en bas. On était organisé. Il y avait de la protection», relate une signataire de la résidence, Béatrice Boucher. Le propriétaire Roch Bernier raconte à son tour : «J’ai fait l’annonce jeudi et vendredi dernier dans la salle à manger devant tout le monde pour voir des visages attristés, de voir des pleurs, de voir des visages baissés. Pas encore une fois, on va-tu tenir le coup.»

Le 2e isolement en moins d’un an. Une incompréhension pour nos personnes âgées.«On laisse les jeunes circuler et on enferme les vieux pour les faire mourir. Ça c’est une phrase qui est sortie régulièrement» termine Roch Bernier. «Les sourires sont moins là, on tente de les garder motivés, de les garder joyeux, mais ça semble bien difficile. On commence à épuiser nos ressources de joke, c’est pas facile», ajoute la coordonnatrice aux soins, Pascale Lavoie.

Le propriétaire estime qu’il peut y avoir des solutions alternatives :«On préférait faire arrêter de rentrer le monde dans la résidence et de nous laisser en liberté. De revenir à nos activités et de venir à la salle à manger»

La pétition sera remise au CISSS du Bas-Saint-Laurent. «Ils ont hâte de voir si ça va donner des résultats parce que tout de suite le lendemain ils m’ont demandé, alors ça n’a rien donné notre pétition ? J’ai dit elle est même pas encore partie», conclut Suzanne Paradis.

Contacter dans ce dossier, le cabinet de la ministre responsable des aînés Marguerite Blais, affirme prendre acte de cette pétition. Il rappelle qu’il y a trop de risques à laisser les salles à manger ouvertes et que cette mesure est temporaire jusqu’à la fin du couvre-feu.