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Nouvelles

Réouverture de deux centres d’hébergement

Publié le 21 novembre 2022 à 17:41, modifié le 21 novembre 2022 à 17:41

Par: Marie-Helene Chartrand

Deux centres d’aide du KRTB ont annoncé récemment leur réouverture après avoir fermé leurs portes à contrecœur cet automne. L’avenir des services de La Bouffée d’Air du KRTB à Rivière-du-Loup et de La Montée à Rivière-Ouelle reste néanmoins incertain

Le recrutement et la rétention du personnel sont plus que jamais un défi pour les organismes communautaires.

« Le marché du travail est tellement en mouvement, tellement éclaté,  il y a des gens qui peuvent faire le même salaire en travaillant chez Van Houtte », affirme la directrice de La Bouffée d’Air du KRTB, Hélène Chabot.

Pour ouvrir leurs portes à nouveau, les deux organismes ont pu compter sur la collaboration du CISSS du Bas-Saint-Laurent et ont mis de l’argent sur la table.

« On a réussi à trouver ces personnes-là de nuit en offrant   une bonne prime de nuit, » dit Hélène Chabot.

Le manque de financement et les bonnes conditions salariales offertes dans le réseau public rendent difficile la rétention du personnel dans le milieu communautaire.

« Il faut minimalement avoir des salaires peut-être pas équivalents, mais semblables à ceux du réseau et en ce moment c’est peut-être le tiers », fait valoir la gestionnaire de La Bouffée d’Air du KRTB

Bien qu’ils soient sous-financés, la contribution des organismes communautaires  à la santé et au bien-être de la société québécoise est essentielle.

« 95 % des services d’hébergement en dépendance au Québec actuellement est offert par le milieu communautaire », lance le directeur du centre La Montée à Rivière-Ouelle, Stéphane Picard.

De plus, l’offre limitée d’organismes communautaires en région  accentue les impacts négatifs liés à leur fermeture.

« En région le territoire est très grand et des ressources, il y en a pas énormément. (…) Au Bas-Saint-Laurent on est le centre désigné pour le jeu. On est le seul centre au BSL qui accueille du monde pour le jeu », fait remarquer Stéphane Picard.

Pour assurer leur avenir et faciliter la rétention du personnel, les gestionnaires des 2 centres militent pour une aide financière à long terme accordée par Québec.

« Tu ne peux pas ajuster des salaires avec des subventions qui ne sont pas récurrentes », s’exclame Hélène Chabot.

« Un investissement dans le milieu communautaire c’est très rentable parce qu’ on fait beaucoup avec peu de moyens. », fait valoir le gestionnaire du centre La Montée.