Réfection du réseau routier local : Québec diminuera ses contributions
Publié le 14 août 2024 à 14:33, modifié le 14 août 2024 à 14:33
Par: Louis-Philippe Morin
Depuis quelques années, des municipalités, comme celle de Paspébiac, investissent massivement dans la rénovation de leur réseau routier local. Les nombreux projets de ce genre pourraient diminuer suite à une décision de Québec.
À Paspébiac, il y a rarement eu autant de nouvel asphalte. La rue Saint-Pie-X ou même la 3e avenue ont été refaites en partie ou en entier au cours des derniers mois. Et le travail ne s’arrêtera pas là, si on se fie aux élus.
« Ce sont plusieurs kilomètres de la surface de Paspébiac qui va être réaménagé en asphalte… et, bien entendu, avec l’aqueduc et l’égout. », dit Marc Loisel, maire de Paspébiac.
Bénéficiant de généreux programmes provinciaux, la municipalité de la Baie-des-Chaleurs a le goudron facile et entend profiter des prochaines années pour adoucir la bande de roulement des routes locales.
« On a essayé, bien entendu, de revitaliser, un peu, si on veut… depuis quelques années. On sentait qu’il y avait peut-être – je ne veux pas dire un relâchement – , mais peut-être une continuité qui n’avait pas été faite, au niveau de la réfection de route ou encore de réaménagement de structures. », précise le maire de Paspébiac.
Cependant, une mauvaise nouvelle guette non seulement Paspébiac, mais toutes les municipalités de la région qui rêvent de redonner du lustre à leur réseau routier : les programmes d’aide pour les chantiers routiers seront diminués, le Programme d’aide à l’entretien du réseau routier local, par exemple.
« Le plus gros changement, c’est qu’on passe d’un taux d’aide de 90 à 85%. C’est sûr que quand on parle d’un projet de plusieurs millions, c’est quand même 5% de plus. », nous dit le préfet de Bonaventure, Éric Dubé.
Une réalité qui pourrait mettre des projets sur la glace pour un certain temps…
« Si tu déposes ton projet et que tu n’es pas retenu, c’est certain que si tu n’as pas d’aide financière, les municipalités ne le font pas. On attend d’être retenu. On sait qu’il en sort à chaque année. », poursuit monsieur Dubé.
Même constat à la baisse pour le Programme de la taxe sur l’essence qui était redistribué, en partie, au Québec. On parle ici de 30% de moins pour des projets municipaux. Des révélations qui n’entament pas l’énergie d’élus régionaux.
« On avait vraiment besoin de reconditionner. Ça devrait se faire d’ici les semaines à venir. », sourit monsieur Loisel.
Dans les faits, par contre, une diminution de la participation de Québec aux travaux de réfection routière pourrait signifier, pour la région, un ralentissement des chantiers… voire même un report de ces derniers.