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Nouvelles

Recrutement difficile en temps de pandémie

Publié le 28 avril 2021 à 15:32, modifié le 28 avril 2021 à 15:33

Par: Katerine Roy

Le jardinage est plus populaire que jamais. Une bonne nouvelle pour les pépinières, mais les défis sont nombreux. La pénurie de main-d’œuvre a été exacerbée avec la pandémie, et les délais pour accueillir les travailleurs étrangers ont augmenté.

Les travailleurs étrangers embauchés à La Pépinière Charlevoix connaissent bien les tâches à accomplir. Depuis maintenant 5 ans, ils aident à la production des vivaces. Ils auraient dû arriver au début mars. Ils ont finalement débuté jeudi dernier, au grand désarroi du président :

« Ça reporte la production parce que si on engage de la main-d’œuvre étrangère, c’est parce que c’est un besoin essentiel. Le temps qu’ils ne sont pas là, on prend du personnel qui sont ailleurs et on remplace. Mais, on ne peut pas remplacer d’un coup 5 personnes », explique Jean-Claude Bernier.

Depuis le début de la pandémie, les travailleurs doivent effectuer une quarantaine à leur arrivée et ensuite refaire un test de dépistage.

 « Ça a pris environ une semaine avant de recevoir les résultats et les résultats entraient un individu à la fois » déplore Jean-Claude Bernier

Pour essayer de diminuer les délais, Ottawa à approuver vendredi une nouvelle entreprise de dépistage, une Québécoise. Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération UPA Capitale-Nationale Côte-Nord

se réjouit de la décision mais précise :

 «  Ça règle le problème pour ceux qui ne sont pas arrivés encore. Ceux qui sont arrivés avant le 28, ils continuent à envoyer les tests en Ontario et, donc, il risque d’avoir encore des conséquences ».

Dans la région Capitale-Nationale-Côte-Nord, 720 des travailleurs attendus en entreprise agricole sont arrivés, sur les 1 100.

Les ventes ont augmenté dans les centres de jardinage et la saison a débuté plus tôt avec le beau temps. Jean-Claude Bernier est bien content de l’engouement. Par contre, le manque de main-d’œuvre le freine dans sa production. Il aurait besoin d’une quinzaine de travailleurs encore. Il est trop tard pour se tourner vers l’international et les curriculums vitae des locaux se font rare.

Les producteurs agricoles sont confrontés au même problème. D’ailleurs, la présidente de l’UPA de la région invite les gens intéressés à travailler sur les fermes à les contacter.

Autre défi, il y a des retards dans la livraison de matériaux. Malgré tout, les fleurs et les légumes seront au rendez-vous et peut-être même en avance.