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Recours collectif LCH : «J’ai l’impression de payer en double»

Publié le 21 mai 2020 à 15:51, modifié le 21 mai 2020 à 15:51

Par: Vincent Lanoie

La Ligue canadienne de hockey a accepté un règlement hors cour de 30 millions de dollars suivant un recours collectif mené par des anciens joueurs. Ces derniers affirmaient qu’ils auraient dû avoir droit au salaire minimum pendant leurs années juniors. La moitié de cette somme devra être payée entre les 60 équipes juniors canadiennes. Une dépense qui va faire mal au coffre du Titan d’Acadie-Bathurst.

Les deux dernières années ont été difficiles sur le plan hockey pour le Titan remportant seulement 20 parties en 132 matchs après avoir connu la gloire en soulevant la coupe du Président et la coupe Memorial au printemps 2018.  À la suite de l’entente conclue entre la Ligue canadienne de hockey concernant le recours collectif, voilà que la formation de Bathurst devrait devoir payer une somme surprise de 250 000$.

«C’est quelque chose qui n’était pas prévu dans nos budgets de cette saison. C’est une grosse portion de notre budget, c’est 10% de ce dernier. Il va falloir voir comment est-ce qu’on va financer ça», a raconté le président et coactionnaire du Titan, Serge Thériault.

Parmi les arguments des joueurs derrière cette poursuite, ils estimaient qu’ils étaient des employés et auraient dû pouvoir toucher au salaire minimum. Même si la Ligue canadienne a fermé ce dossier, elle estime que ses hockeyeurs sont des étudiants-athlètes avant tout. Le président du Titan soutient que les joueurs ont droit à d’autres privilèges comme d’être logés et nourris. Leurs études sont payées, ils sont encadrés par des professeurs, reçoivent de l’argent de poche, sont suivis par des entraîneurs professionnels et ont accès à de l’équipement.

«Je pense que notre approche est encore la meilleure où est-ce qu’on préfère entourer le jeune. C’est certain qu’entourer un jeune ça coûte de l’argent donc c’est pour ça que j’ai l’impression de payer en double en voyant ce règlement», ajoute-t-il concernant la multitude de services auxquels les joueurs juniors ont droit.

En raison de la COVID-19, la LHJMQ se retrouve dans l’inconnu concernant sa prochaine saison et devra trouver une façon de s’entendre avec 4 provinces (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard). Chez le Titan, il n’est pas question de jouer les matchs à huis clos.

«Le principal revenu reste avec nos revenus publicitaires et le revenu de nos assistances. On n’a pas de gros revenu qui provient de l’extérieur qui nous permet d’avoir des compensations. Ce serait impossible d’avoir une raison à huis clos avec seulement des dépenses et aucun revenu», conclut-il.