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Rail : des délais trop longs, disent les maires

Publié le 6 mai 2019 à 15:27, modifié le 6 mai 2019 à 16:08

Par: Etienne Malouin

Le 25 avril dernier, le gouvernement du Québec a annoncé le début des travaux de réfection du rail gaspésien. Le premier ministre François Legault avait alors indiqué que les travaux s’échelonneraient jusqu’en 2026.

Cette annonce n’a pas eu l’effet escompté sur les élus municipaux de la région. Ceux-ci militent pour un échéancier se terminant plutôt en 2022. Afin de faire bouger les choses, le maire de Gaspé, Daniel Côté, a alors mis sur pied un mouvement de contestation auquel se sont rattachées plusieurs mairies de la région. Les élus de la Ville de Gaspé adopteront donc lors de la séance du conseil municipal du lundi 6 mai, des résolutions dans le but de mettre de la pression sur le gouvernement caquiste pour accélérer les travaux.

« Plusieurs instances vont être sensibilisées. Autant à l’échelle locale, régionale qu’à l’échelle nationale. C’est clair que l’on doit faire une pression collective. On a déjà fait une pression collective pour obtenir les budgets nécessaires à la réflexion du rail. Un budget de 100 millions de dollars que l’on a réussi à obtenir grâce à une pression collective. Donc là on reprend notre petit bâton de pèlerin et cette fois-ci c’est sur la question du délai que l’on va se battre », selon le maire de Gaspé Daniel Côté.

Le maire de Gaspé a également profité de l’occasion afin de déplorer le fait que les régions éloignées sont souvent délaissées par le gouvernement du Québec lorsque des projets d’envergures sont mis sur la table. Le ministère des Transports aurait justifié les délais imposés par le gouvernement du Québec pour la réfection du rail gaspésien par le manque d’ingénieurs en région. Face à cette réponse, le maire a répondu tout simplement qu’il est possible de faire venir des ingénieurs en régions. Il ajoute même que près de 90% des travaux d’ingénieries se font dans des bureaux. Alors pour lui, le même travail qui s’effectue à Montréal pourrait se faire également en Gaspésie. Le plus déplorable pour lui est qu’au bout du compte, ce sont les citoyens qui écopent alors que les projets tardent à débuter et qu’une fois enclenchés, les échéanciers sont plus élevés.

« Le politique envoie un message clair à la machine administrative. Vous court-circuiter les délais et vous êtes capables de livrer dans un délai beaucoup plus acceptable. Les Gaspésiens ne sont pas des citoyens de seconde classe. On mérite nous aussi d’avoir des investissements et dans ce cas-ci ça fait assez longtemps qu’on attend. Depuis 2015 que le gouvernement du Québec est propriétaire du rail et qu’il est supposé faire des investissements., depuis 2015 que tout ce qu’on voit passer ce sont des études », a ajouté monsieur Côté.