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Projet scolaire: à Baie-Saint-Paul, je fais ma part!

Publié le 16 avril 2018 à 11:08, modifié le 16 avril 2018 à 11:09

Par: Communique de presse

À Baie-Saint-Paul, on planifie le développement durable du territoire avec un Agenda 21. L’année dernière, à l’occasion des ateliers participatifs citoyens tenus en vue de l’élaboration du troisième plan d’action de développement durable de la Ville, le directeur général, Martin Bouchard, racontait la légende du colibri en ouverture d’atelier. Cette parabole se voulait une représentation de l’agir local à la pensée globale pour le devenir de la planète. C’est par des petits gestes au quotidien que, chacun à son échelle, arrivera à préserver la planète pour les générations futures. Les professeures, Mesdames Lynda et Jessica ainsi que Madame Diane, ont été inspirées par cette légende et ont voulu à leur tour « faire leur part.»

Des personnes engagées
« Dans le cadre de notre programme scolaire, nous avons décidé de monter une pièce de théâtre qui reprend la légende du colibri. Dans cette pièce, les animaux assistent désemparés à l’incendie de leur forêt. Seul le colibri porte dans son bec goutte après goutte, de l’eau pour éteindre le feu. Nous voulons faire prendre conscience aux gens à la lumière de cette légende que dans le monde, la forêt brûle aussi! » explique madame Lynda Bouchard, professeure de quatrième année.

Mais, il fallait commencer par introduire le concept de développement durable. Les enseignantes ont invité Monsieur Bébert, un conteur de 88 ans personnifié par Luc Filion. Ce dernier anime des ateliers sur les contes et les légendes depuis 15 ans. Monsieur Bébert explique aux jeunes et à la population en général que le développement durable débute au niveau local par des gestes concrets sur les plans économique, environnemental, social et culturel pour la survie de notre planète. M. Bébert rend aussi un hommage aux Petites Franciscaines de Marie à l’avant-garde dans la pratique du développement durable.

« Lorsque nous avons parlé de notre projet aux enfants, ils ont été tout de suite emballés! Nous avons d’abord lancé un concours de dessin pour illustrer notre projet. C’est le dessin de Justine Charmelot, élève de 4e année dans ma classe qui a été choisi. », souligne Mme Jessica, enseignante.

Le logo présente un colibri qui butine le pistil d’une fleur. L’oiseau fait sa part quotidiennement en participant à la pollinisation, permettant ainsi aux fleurs de se reproduire. Le sigle du recyclage avec celui de la planète Terre dessinés au centre du logo rappellent la dimension globale du développement durable et invitent chacun à faire sa part en faisant localement de petits gestes qui profiteront à l’ensemble de la planète.

Sur notre planète, malheureusement, plusieurs plantes et animaux disparaissent chaque année, le climat se dérègle, des forêts complètes sont rasées de leurs arbres, l’air et l’eau sont pollués, certains sont malades à cause de nombreux produits chimiques, etc.

« À notre façon, nous avons décidé de devenir des petits colibris en faisant notre part. Nous croyons qu’ensemble nous pouvons construire un monde plus respectueux des êtres humains et de la nature. Les enfants sont très conscients de cela, c’est pourquoi nous avons porté une attention particulière à confectionner les décors et les costumes entièrement avec du matériel recyclé » ajoute madame Diane.

Pour un projet si grandiose, il a fallu des parents extraordinaires qui ont su donner généreusement de leur temps pour accomplir ce chef d’oeuvre. Mme Fannie Dubeau pour sa grande implication dans l’adaptation théâtrale et sa remarquable mise en scène. Pour ce qui est de la réalisation des costumes et des décors, Mme Marisol Pedneault, Mme Christine Fortin, Mme Caroline Tremblay et M. Éric Simard ont été d’une grande aide auprès des élèves. Leur apport au projet est d’une grande importance, car les heures offertes aux élèves sont incalculables!

Une initiative citoyenne
Nous avons demandé l’appui de la Ville de Baie-Saint-Paul pour réaliser ce projet. Elle a accepté avec enthousiasme. Une représentation spéciale se terminant par une activité de jumelage avec les employés municipaux a eu lieu à la Maison Mère. « Quel bel exemple de citoyens engagés agissant sur tous les aspects du développement durable! En plus de « faire sa part » à la maison et à l’école, les enfants propagent l’action citoyenne à l’échelle locale, au sein même de l’appareil municipal! » précisait le maire Jean Fortin. C’est à la suite de la pièce que la Ville a lancé son plan d’écoexemplarité et son programme d’amélioration continue « Cap qualité ». Chaque employé s’est engagé envers un enfant à réaliser un écogeste dans sa pratique au quotidien, à « faire sa part » pour le développement durable de sa ville.