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PRIMEUR : Une conseillère de Saint-Paul-de-la-Croix démissionne dans la tourmente

Publié le 10 juin 2019 à 21:32, modifié le 11 juin 2019 à 17:33

Par: Marie-Eve Cloutier

La conseillère Micheline Gagné a remis sa démission lors de la réunion du conseil de Saint-Paul-de-la-Croix lundi soir. Mais cette démission s’est faite dans la tourmente, alors que des conseillers ont quitté la salle avant la fin de la séance.

Le conseiller Jérôme Dancause a été le premier à rassembler ses effets personnels, à se lever et à sortir sans rien dire, quelques points avant la fin de l’ordre du jour. Les conseillères Julie Bélanger et Christine Malenfant l’ont suivi de la même manière. Johanne Charron et Réjean Caron étaient absents. En l’absence de quorum, la directrice générale Hélène Malenfant a dû mettre un terme à la réunion du conseil, privant ainsi les citoyens de la période de questions.

Ce coup de théâtre s’est produit au moment où le maire Simon Périard devait faire état de ses faits saillants concernant le rapport financier de 2018. Parmi les premiers points à l’ordre du jour dans les suivis de dossiers à la municipalité, des élus ont demandé son report à la fin de la séance.

La conseillère démissionnaire a tout de même déposé sa lettre, mais le conseil ne pourra en prendre acte que lors de la prochaine séance, celle de ce soir ayant avorté.

« Pu capable », lance la conseillère

Une fois la séance abruptement terminée, Micheline Gagné a lancé à quel point elle n’était « pu capable » du climat de travail entre les élus.

Dans sa lettre de démission dont CIMT Nouvelles a obtenu copie, la conseillère explique les motifs qui l’ont poussé à quitte son poste.

« Je suis entrée en politique municipale pour faire avancer des dossiers au nom de la population de ma municipalité.  Cependant, je me suis retrouvée avec d’autres élus qui sont en politique pour des raisons différentes et qui à mon avis ne tiennent pas compte des besoins des votants qui ont élu notre maire en poste », peut-on y lire.

Elle ajoute que « l’absence d’une réelle communication et l’attitude agressive et intimidante de certains conseillers à l’égard du maire et de moi-même me forcent à réviser ma position » après avoir rappelé les raisons qui l’ont amenée en politique municipale, soit pour représenter « la grande partie silencieuse de la population qui demande du renouveau. »