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Prévention du suicide: une marche à Caraquet

Publié le 10 septembre 2019 à 17:05, modifié le 4 octobre 2019 à 16:22

Par: Maïka Lammequin

En cette journée mondiale de la prévention du suicide, une soixantaine de citoyens et membres du comité de prévention du suicide de la Péninsule acadienne ont marché, mardi midi à Caraquet, afin d’ouvrir la conversation quant à ce sujet encore tabou.

« La journée aujourd’hui de prévention du suicide, c’est vraiment de sensibiliser les gens à ouvrir leurs oreilles puis, surtout, ouvrir leur cœur, parce qu’on peut écouter, mais ne pas entendre les appels à l’aide des personnes » a souligné la membre du comité de prévention du suicide de la Péninsule acadienne, Lucie Robichaud.

Vêtus de jaune, c’est pendant une vingtaine de minutes que jeunes et moins jeunes et des membres du comité ont marché pour souligner cette journée internationale de prévention du suicide.

Le comité de prévention du suicide de la Péninsule acadienne, qui existe depuis 30 ans, s’efforce chaque année de guider, éduquer et outiller les citoyens à percevoir les signes avant-coureurs qu’une personne est susceptible de passer à l’acte.

« Quand on pose la question à quelqu’un comment ça va, on a la responsabilité d’attendre la réponse. Puis quand ils me disent ça va pas pire, ben, ça va pas pire comment? Moi, je vois par le visage. Je leur demande : as-tu le goût d’en jaser? As-tu le goût qu’on en parle? C’est important parfois d’aller un petit peu plus loin », a fait savoir Mme Robichaud.

Depuis environ 20 ans, le nombre de suicides au Nouveau-Brunswick oscille en moyenne autour de 100 annuellement. En 2017, d’après les chiffres du bureau du coroner, 100 suicides ont été comptabilisés alors qu’en 2016, 126 avaient été enregistrés.

« Les gens ont peur d’en parler, ont peur de se faire juger. Je pense que c’est ça le problème, il faut faire sentir aux gens qu’ils sont capables d’en discuter, de ne pas se sentir mal de dire que j’ai des idées suicidaires, noires et d’aller chercher l’aide qu’il y a », a expliqué le maire de la municipalité de Caraquet, Kevin Haché.

« C’est important de participer à la marche, parce que j’ai eu des personnes dans ma vie qui ont vécu des choses comme ça, alors c’est important de venir les supporter », a dit une citoyenne qui participait pour la première fois.

La marche pour la prévention du suicide, organisée par le comité de prévention du suicide de la Péninsule acadienne depuis environ huit ans, reviendra l’an prochain, mais cette fois à Tracadie.