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Pourquoi autant d’efforts pour protéger les baleines?

Publié le 31 mai 2018 à 15:23, modifié le 31 mai 2018 à 16:56

Par: Annie Levasseur

Depuis le début de la saison, les fermetures de zones de pêche s’accumulent pour les pêcheurs acadiens et gaspésiens.

La protection des baleines noires semblent primordiale pour Pêches et Océans Canada. Deux fois par semaine, un avion survole le golfe du Saint-Laurent. L’objectif : répertorié les baleines noires. « Le programme de surveillance aérienne est l’outil principal qui sert qui sert à fournir l’information aux gestionnaires de Pêches et Océans et de Transports Canada pour soutenir les décisions de fermetures de zone de pêche », affirme le biologiste de Pêches et Océans Canada, Jean-François Gosselin.

Depuis le 15 mai, 27 baleines ont été observées. Quatre zones de pêches sont fermées en raison de leur présence.

Pourquoi protéger ces baleines noires à tout prix? Oui, la protection de la biodiversité est en cause, mais surtout la loi américaine, le Marine mammal protection act. « Ça va imposer dans les prochaines années que les pays qui exportent les produits de pêche aux États-Unis rencontre les mêmes critères qui sont appliqués aux pêches américaines », explique Jean-François Gosselin.

Parmi ces critères, il y a la démonstration que l’exploitation des pêches est faite de manière à ne pas entraîner un déclin des populations de mammifères marins. « Il faut voir à long terme l’impact que pourrait avoir la fermeture d’un marché pour les produits canadien », mentionne Jean-François Gosselin.

 

Les pêcheurs comprennent l’importance de la protection des baleines. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est pourquoi avoir fermé une zone importante aussi tôt que le 28 avril. « Ces baleines-là ont toujours existé et elles sont toujours venues le long de nos côtes. Tout d’un coup, ils nous arrivent avec des choses drastiques comme ça. C’est là qu’on n’est pas d’accord. C’est là qu’on est déçus. Les baleines n’étaient pas là pendant deux semaines au début. On aurait pu pêcher et fermer une zone quand ils en voient une comme ils font en ce moment », indique le président local de l’Union des pêcheurs des maritimes, Réjean Comeau.

Pêches et Océans Canada rapportait, mercredi, que la valeur des débarquements de crabe cette année est supérieure qu’à pareille date en 2016. Ils s’élèvent à 148 millions de dollars par rapport à 112 millions de dollars il y a deux ans. Les pêcheurs apportent des nuances. « C’est ridicule de dire des choses comme ça. Même si économiquement l’argent entre, le quota ne sera pas pris, la ressource ne sera pas prise. Il n’y aura pas assez d’heure pour les hommes de pont et les travailleurs d’usine ne réussiront pas à faire des heures », dit Réjean Comeau.

Jusqu’à maintenant, 61 % du quota de pêche au crabe a été atteint.