Plusieurs craignent de perdre l’accès au Nouveau-Brunswick
Publié le 17 septembre 2020 à 16:33, modifié le 18 septembre 2020 à 10:41
Par: Patrick Giguère
Alors que les résidents du Témiscouata ne peuvent plus se rendre au Nouveau-Brunswick sauf pour des raisons essentielles, l’étau se resserre pour la MRC Avignon. Les élus craignent d’être exclus eux aussi de la bulle interprovinciale, advenant une éclosion.
Même si la Gaspésie fait toujours bonne figure et se classe au palier vert d’alertes de Covid-19, la proximité avec le Bas-Saint-Laurent et la rapidité auquel se propage le virus fait craindre le pire au maire de Pointe-à-la-Croix.
« J’espère juste que ça demeure ainsi pour conserver le peu qu’on a réussi à avoir avec la bulle. Pis non c’est sûr que ça nous fais peur » , explique Pascal Bujold.
Les élus du Restigouche abondent dans le même sens. « Il faut être encore prudent. On avait peut-être pensé que cette possibilité la que ce virus-là se rende chez nous, mais là on voit de plus en plus il y a une augmentation au niveau de la province de Québec » , s’inquiète le maire d’Atholville, Michel Soucy.
« Ça nous inquiète parce que ça a pris beaucoup de temps pour convaincre le gouvernement provincial à Fredericton d’ouvrir ses frontières avec Avignon et le Témiscouata » , ajoute le député de la circonscription Restigouche-Madawaska , René Arseneault.
Alors que Fredericton vient de retirer le Témiscouata de la bulle créé en juillet, en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, les élus croient que si le même sort leur est réservé, les conséquences seraient majeures.
«Je pense qu’une deuxième vague va être cruciale et va faire mal à l’économie de la région et je pense qu’il y aura beaucoup de commerces qui ne seront pas capables de s’en sortir » , prévient monsieur Bujold.
« Ça serait vraiment désolant parce qu’on commence à voir au niveau économique un redressement et on voit que les familles commencent à se rencontrer. Alors ça serait malheureux qu’on retourne en arrière » , souligne monsieur Soucy.
« C’est des cousins, cousines, des frères , des sœurs , des pères et des mères qui sont dans les deux frontières (…) C’est au-delà des questions économiques et commerciales , c’est aussi une question du cœur et familiale . Oui c’est inquiétant et ça fait peur » , précise monsieur Arseneault.
Alors qu’un relâchement des mesures sanitaires se fait sentir depuis plusieurs semaines, les élus appellent à la vigilance.
« On va demander aux gens de se limiter à leur petite bulle familiale pour l’instant » , demande monsieur Bujold.
« Là c’est l’hiver qui s’en vient. Est-ce qu’on veut reculer d’un pas en arrière durant la neige et les froids et être confiné à l’intérieur ? Je ne suis pas certain qu’on voudrait vivre ça. Moi je ne voudrais pas le vivre. Donc soyons prudents » , termine monsieur Arseneault.