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Plus difficile qu’avant d’acheter une maison

Publié le 13 juillet 2021 à 17:50, modifié le 13 juillet 2021 à 17:52

Par: Antoine Pelland-Ratté

Les maisons à vendre sont de plus en plus rares au KRTB, ce qui provoque des situations difficile pour certaines familles. Des citoyens se retrouvent sans domicile après la vente de leur propriété.

Cette mère de deux enfants habite à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup. Joyce-Alexandra Dubé a vendu sa maison il y a deux mois. Depuis, son conjoint et elle en cherchent une autre à Rivière-du-Loup pour se rapprocher des services et du travail, mais rien ne fait !

« Actuellement, on ne trouve pratiquement rien, où à des prix exorbitants, puis on cherche de Cacouna jusqu’à Saint-Alexandre et dans les petits villages comme Saint-Arsène, Saint-Modeste, tout ça », déplore-t-elle.

Le temps presse! Les acheteurs emménageront ici le 1er septembre. « Après ça, si on a rien trouvé, il va falloir se tourner vers un appartement ou une autre solution. Dans un mois, si on n’a toujours rien trouvé, là c’est sûr qu’on va commencer à stresser. »

Le courtier immobilier Denis Desjardins a de plus en plus de clients dans la même situation. « On n’a jamais vu un secteur dans l’immobilier aussi effervescent pour les vendeurs », s’étonne-t-il. « Le marché était acheteur ; le marché a viré vendeur. Je prends Rivière-du-Loup. On avait entre 100 et 125 propriétés à vendre normalement dans une année normale depuis les dix dernières années, puis on en a maximum 54 propriétés à vendre présentement. »

Résultat : des acheteurs qui n’ont pas connaissance de ce changement de dynamique dans le marché résidentiel vendent sans avoir de plan B et peuvent se retrouver dans la même situation que Joyce-Alexandra et sa famille.

« Les gens aussi quand ils deviennent un peu inquiets parce que finalement ils ont vendu leur propriété et qu’ils ne savent pas vraiment où aller, ils veulent tirer sur tout ce qui bouge, qui ne correspond pas nécessairement à leur besoin », remarque le courtier. « Il y a même des acheteurs qui font des achats sans inspection. À ne pas faire ! »

Il recommande à ceux qui en ont les moyens d’acheter avant de vendre, et aux autres, de prévoir une alternative.

« J’ai des gens présentement qui ont vendu leur propriété et qui ont été chercher l’effervescence du marché, mais qui sont en camping. Eux autres, ils ont fait le choix de dire je vais prendre l’été pour vérifier. Il faut préparer tout ça. »

En cas de doute, les citoyens peuvent toujours consulter un courtier immobilier.