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Planète jeunesse nord-ouest : prévenir la criminalité chez les jeunes

Publié le 20 mai 2026 à 14:57, modifié le 20 mai 2026 à 15:35

Par: Annie St-Onge Marchand

Un projet pour prévenir la criminalité chez les adolescents est lancé au nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Planète jeunesse vise à éviter des comportements à risque chez les 10 à 18 ans. L’initiative a reçu plus d’un demi-million de dollars du fédéral.

Ateliers de prévention à l’école, séances d’informations pour les parents et programmes parascolaires, ce sont quelques initiatives qui pourraient voir le jour grâce à Planète jeunesse nord-ouest. Le but est de réduire la consommation de substances et de renforcer la santé mentale chez les jeunes.

« C’est un projet qui est axé sur la prévention, agir en amont, outiller nos jeunes pour éviter des comportements à risque plus tard dans leur vie », affirme Guillaume Deschênes-Thériault, député fédéral de Madawaska-Restigouche.

« Pour donner l’opportunité aux jeunes d’avoir des activités, des endroits où s’amuser, étudier, agir dans la communauté, pour qu’à ce moment-là il ait moins de risque de consommer, avoir moins d’abus de substances », explique Martine Michaud, infirmière en santé publique au Réseau de santé Vitalité.

Le projet, porté par la Commission des services régionaux du Nord-Ouest, est basé sur le modèle islandais Planet Youth qui a fait ses preuves.

« On voit les beaux résultats qui se passent avec ce modèle-là. Les commentaires positifs des intervenants. C’est sûr et certain qu’on voulait avoir ça dans notre région » indique Élaine Côté, coordonnatrice en développement communautaire à la Commission des services régionaux du nord-ouest (CSRNO).

Le taux de consommation de substances a considérablement diminué depuis l’implantation du programme en 1998.

« Dans la région du Nord-Ouest au niveau de la consommation, c’est problématique », Mme Côté.

« On est dans les trois frontières entre le Nouveau-Brunswick, les États-Unis et le Québec. Ça nous donne une porte d’entrée au niveau des dépendances et des drogues dans notre région », mentionne Mme Michaud.

Les jeunes seront continuellement sondés pour s’assurer que le projet réponde à leurs besoins.

« Ça, c’est vraiment intéressant. Je ne m’en entendais pas honnêtement. C’est vraiment amusant pour nous autres d’avoir un mot pour notre avenir aussi », souligne Nadège Devost, élève de 12e année à la Cité des jeunes A.-M.-Sormany.

« Souvent, on prend trop le temps nous autres même de dire ce qu’on pense que les jeunes veulent, mais la base de tout ça c’est de savoir ce qui motive les jeunes et ce qu’ils voient comme barrières et de trouver des solutions à ces barrières-là », mentionne la coordonnatrice en développement communautaire à la CSRNO.

« Le sondage va nous permettre d’aller chercher les facteurs de risque et de protection, ce qui va faire qu’on va pouvoir aller aider nos jeunes », indique Martine Michaud.

La contribution financière d’Ottawa garantit la viabilité du projet pour un peu plus de quatre ans.