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Place en garderie : le ministre de la Famille veut calmer la grogne

Publié le 2 décembre 2019 à 18:57, modifié le 2 décembre 2019 à 18:58

Par: Marie-Eve Cloutier

Le manque de places en garderie fait réagir depuis plusieurs mois dans le secteur de Rivière-du-Loup. Le ministre de la Famille était de passage dans la région aujourd’hui. Mathieu Lacombe a multiplié les rencontres pour faire le point sur la situation.

Il manquerait actuellement au bas mot 165 places en services éducatifs à l’enfance dans la région de Rivière-du-Loup, selon Québec. La Ville estime désormais ce nombre à 250 plutôt que 400, comme elle l’affirmait plus tôt cet automne. Des doublons dans la liste, par exemple des enfants en attente d’une place en CPE, mais avec une place dans un autre service de garderie, seraient à l’origine de cette disparité. L’écart entre les chiffres du gouvernement et ceux des élus locaux est donc moins important que prévu.

« Au moins, on prend conscience que ce qu’on disait, c’était réel, il y a vraiment un besoin. Juste dans notre MRC, il y a quand même des différences entre les terres et le centre-ville de Rivière-du-Loup », précise la mairesse Sylvie Vignet.

Or, La Place 0-5, soit le guichet unique d’accès aux places en services de garde reconnus au Québec, est-il efficace ? « Oui », répond le ministre Lacombe. « L’outil qu’on a aujourd’hui est performant, c’est la première chose à dire. Est-ce qu’il peut être perfectionné ? Bien sûr », ajoute-t-il.

« Ce qu’on voit à Rivière-du-Loup présentement, c’est une communauté qui est mobilisée, qui a des particularités peut-être très précises qui doivent être prises en compte », ajoute Mathieu Lacombe. Parmi ces particularités, la différence marquée, justement, entre la Ville de Rivière-du-Loup et les municipalités environnantes.

Des besoins toujours urgents

Pendant que la méthodologie dans les calculs pour les places en services éducatifs à l’enfance était expliquée aux représentants de ces milieux par des fonctionnaires du gouvernement, le manque de place sur le terrain n’a pas diminué pour autant, du moins à court terme.

« Il y a des familles qui ne sont pas capables de trouver une place en garderie. Un des deux parents est obligé de rester à la maison pour ça justement. On a senti le ministre très préoccupé par cela », indique Marie-Ève Gauvin, directrice générale du CPE des Jardins Jolis à Rivière-du-Loup.

Le directeur général du CPE Les Calinours de Témiscouata-sur-le-Lac participait également aux discussions à titre de représentant du comité consultatif sur l’offre de service au Bas-Saint-Laurent.

« On a fait des suggestions aux gens de Rivière-du-Loup. Par exemple, le milieu des affaires peut recommander l’ajout de place, quand il y a certains besoins par une croissance économique ou une croissance de leur organisation. Ça vient amener des arguments supplémentaires au comité consultatif », explique Denis Blais.

En octobre dernier, 25 nouvelles places en CPE ont été octroyées par le gouvernement dans la MRC de Rivière-du-Loup. La construction de l’établissement peut prendre jusqu’à un maximum de deux ans. D’ici là, le ministre de la Famille invite les personnes intéressées à ouvrir des services de garde en milieu familial.