Phare du Cap-Alright: des organismes madelinots se mobilisent pour l’achat
Publié le 23 juillet 2025 à 16:54, modifié le 23 juillet 2025 à 17:02
Par: Leo Hudon
La Société de conservation des Îles-de-la-Madeleine a créé un comité afin d’acheter le phare du Cap-Alright. Sa mise en vente il y a quelques semaines avait suscité de fortes réactions chez les Madelinots.
Un comité d’acquisition collective, formé de la Société de conservation, la Corporation pour la sauvegarde du patrimoine des Îles ainsi que l’organisme La Vague, a eu sa première rencontre lundi afin de préparer une campagne de financement collective.
« Il y aura d’autres aussi probablement évènements ponctuels qui pourront être mis en place par toute notre comité de socio-financement qui pourront aider à amasser les fonds finalement pour l’acquisition », explique la présidente de la Société de conservation des Îles-de-la-Madeleine, Véronique Déraspe.
Dans les prochains jours, il sera possible de faire des donations pour encourager l’acquisition du phare patrimonial et de son terrain. Le comité espère que la population va y contribuer. Aux dernières nouvelles, la facture s’élevait à près de 600 000 $. « On pense que tous ces gens-là qui ont levé la main au départ vont être ambassadeur dans leur propre cercle de gens. Donc on a quand même très confiance que les gens seront là pour appuyer le projet et la protection », ajoute Mme Déraspe.
La date d’échéance pour la première offre d’achat est le 1er août. Ce n’est pas une question de si on peut obtenir l’argent, mais de quand on obtiendra les fonds nécessaires. « Ça prendra le temps que ça prendra, mais on a l’intention d’amasser le montant et même plus pour la conservation de d’autres perles de canton », affirme la conseillère spéciale de La Vague, Emmanuelle Cyr.
L’initiative est soutenue par la municipalité et le député Joël Arseneau, qui avait demandé à Julie Snyder, la propriétaire, de suspendre la vente du phare. « Une fois qu’on s’est entendus avec la propriétaire actuelle, je pense que cette propriété là elle va devenir collective. Et pour moi, je pense que c’est-ce qu’on a entendu de façon plus spectaculaire que jamais auparavant », souligne Joël Arseneau.
On veut aller chercher le plus d’argent possible en collaborant avec des entreprises et en allant chercher de l’aide du gouvernement. « On a l’habitude de faire affaire avec des programmes qui soutiennent l’acquisition lorsqu’il y a des espèces en péril. C’est quelque chose qu’on est en train d’envisager et de prendre aussi des informations sur la biodiversité sur le site », conclut Véronique Déraspe.