Petite-Vallée demande l’aide du MPO pour sauver son havre de pêche
Publié le 16 août 2024 à 16:21, modifié le 16 août 2024 à 16:21
Par: CIMTCHAU
D’année en année, le quai du Parc du havre de Petite-Vallée se dégrade considérablement en raison de phénomènes météorologiques de plus en plus puissants. La mairesse de la municipalité demande l’aide d’Ottawa pour le remettre à neuf.
Depuis plus de 25 ans maintenant, la municipalité de Petite-Vallée demande au ministère de Pêches et Océans Canada de procéder au dessaisissement de son havre de pêche.
« L’état de la situation fait en sorte que depuis deux ans, ce n’est plus possible d’avoir des bateaux qui sortent de notre quai sans faire de dragage. Et comme on ne peut as faire de dragage sans permis, nous on ne peut pas le faire. », explique la mairesse, Monika Tait.
En plus d’un dragage exhaustif, la partie ouest du quai est à remettre à neuf entièrement. Les études de granulométrie et un premier dragage coûteraient, à eux seuls, plus de 50 000$.
« On parle juste de dragage, d’études et de permis. On n’a pas encore parlé de mise à niveau du quai où là, on parle encore de plusieurs centaines de milliers de dollars à ce niveau-là. Pour une municipalité comme Petite-Vallée, où on a 130 habitants, ce n’est pas possible de penser qu’on va pouvoir ajouter ça à notre budget annuel de fonctionnement. », indique Monika Tait.
Le MPO répond que « le mandat du programme de ports pour petits bateaux est de veiller à ce que les ports de pêche essentiels […] demeurent ouverts et en bon état ». Le ministère doit donc « prioriser les fonds dont il dispose de façon à maximiser la capacité opérationnelle du plus grand nombre de ports essentiels à l’industrie de la pêche commerciale. »
Chaque année, l’état du quai se détériore de plus en plus à cause des changements climatiques, mais la mairesse espère ne pas devoir se rendre à sa fermeture.
« On comprend qu’il y a d’autres priorités ailleurs, mais là pour nous, ça fait 25 ans qu’on tente d’avoir une entente au moins avec eux ou d’aller chercher un budget, d’avoir des sous pour pouvoir utiliser ce quai-là de façon sécuritaire. », ajoute-t-elle.