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Pénurie de main-d’oeuvre : Les restaurateurs prêts à tout pour recruter

Publié le 28 juin 2021 à 15:34, modifié le 28 juin 2021 à 15:42

Par: Antoine Pelland-Ratté

Après des fermetures à répétition en raison de la pandémie, les restaurateurs peinent à recruter suffisamment de main-d’œuvre. Les propriétaires sont à bout de souffle.

Malgré l’assouplissement des mesures sanitaires, il demeure difficile pour les restaurants de fonctionner à plein régime. La main-d’œuvre est cruellement rare.

« En juin dans les années auparavant, j’avais des jeunes qui venaient porter des curriculum vitae. J’en ai pas eu un cette année. C’est vraiment bizarre », lance le directeur général de La Cage à Rivière-du-Loup, Anthony Graham.

« La main-d’œuvre temps-plein est très dure à trouver. Je dirais que ça fait peut-être un an que j’ai peut-être reçu deux curriculums vitae pour du temps plein », ajoute la gérante du A&W à Rivière-du-Loup, Bianca Rolin.

Pour le copropriétaire de Pizza Salvatoré à Rivière-du-Loup,  Sébastien Abbatiello, le service est loin d’être optimal. « Les heures de rush sont assez difficiles », déplore-t-il.

Plusieurs raisons ont poussé leurs employés à ne pas revenir après les fermetures successives. Selon Anthony Graham, « il y a du monde qui a décidé de changer de profession ».

« Les jeunes ont eu quand même l’aide du gouvernement côté monétaire, ce qui fait qu’ils ont peut-être moins besoin de travailler », se questionne le copropriétaire de la pizzeria.

La Cage à Rivière-du-Loup, qui pouvait compter sur 39 employés avant la pandémie, n’en a plus que 24. Le match en demi-finale de la Coupe Stanley de jeudi soir leur a fait mordre la poussière.

« C’est sûr que ce sont de grosses journées. C’est demandant.

« Ce serait un plus si on était plus de staff sur le plancher. On essaie de faire du mieux qu’on peut avec ce qu’on a », explique une serveuse de La Cage, Nancy Power.

Sans surprise, les restaurateurs sont prêts à tout pour recruter.

« On paie nos cuisiniers un peu plus qu’avant » laisse tomber le copropriétaire de Pizza Salvatoré.

Anthony Graham dit prendre « très soin de ses employés ». « On s’assure qu’ils ne partent pas ailleurs pour aller chercher un meilleur salaire ou de meilleures conditions de travail. »

La gérante du A&W à Rivière-du-Loup travaille environ 60 heures par semaines et embauche désormais des jeunes entre 12 et 15 ans.

« Les gouvernements ont accepté que les jeunes commencent justement à cause de la pénurie d’employés, alors on peut commencer à les engager un petit peu plus jeunes avec l’autorisation des parents », dit-elle. À 90 % des curriculum vitae que je reçois, ce sont des jeunes de 12, 13 et 14 ans. »

« C’est sûr que ce serait le fun qu’on aille des congés une fois de temps en temps, qu’il y ait plus de monde sur le plancher », ajoute une employée de 16 ans.

Nul doute que la pandémie de COVID-19 a aussi exacerbé la pénurie de main-d’œuvre dans des entreprises en dehors de la restauration.