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Péninsule acadienne : record de 17 écoles au programme des petits déjeuners

Publié le 28 août 2024 à 17:22, modifié le 29 août 2024 à 13:53

Par: Alex Delcourt

La Fondation des petits déjeuners de la Péninsule acadienne a reçu un nombre record de demandes pour l’année scolaire 2024-25. En temps normal, c’est plutôt autour d’une douzaine d’écoles qui adhèrent à ce programme. Cette année, le nombre pourrait monter jusqu’à 18 alors qu’une autre école est en discussion pour bénéficier de la fondation.

« C’est malheureusement un record cette année. Heureusement qu’on est là comme fondation pour les aider. Et il y a des programmes qui existent justement pour essayer de les aider. » – Wanita McGraw, présidente de la Fondation des petits déjeuners de la Péninsule acadienne

La présidente explique cette forte demande par l’inflation et la prise de conscience des parents sur l’importance des déjeuners le matin. Malgré tout, elle croit être capable de subvenir aux besoins.

« Pour le moment, on leur répond. (…) On répond de façon correcte. J’y vais avec précaution, avec peut-être une certaine réserve. On est correct pour cette année, si la demande continue comme ça à chaque année, que le montant des écoles monte comme ça chaque année, on ne pourra plus suffire à la demande. » – Wanita McGraw, présidente de la Fondation des petits déjeuners de la Péninsule acadienne

L’une des solutions pourrait venir des gouvernements fédéral et provincial. Un programme avait été annoncé en mai dernier à Caraquet alors que le premier ministre du Canada Justin Trudeau était de passage. L’objectif était de verser 1 milliard de dollars sur cinq ans aux écoles pour nourrir les enfants. Toutefois, il ne peut être mis en branle puisque les négociations entre la province et Ottawa ne sont pas encore terminées. Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick nous a confirmé par courriel que des discussions devraient débuter bientôt.

« Le programme fédéral n’annule pas notre programme à nous, mais on s’entend que ça nous donnerait une sécurité incroyable. Ça nous aiderait beaucoup et ça aiderait tous nos enfants. (…) Malheureusement, on n’a pas encore l’entente au Nouveau-Brunswick. » – Wanita McGraw, présidente de la Fondation des petits déjeuners de la Péninsule acadienne

À l’école primaire La Ruche de Tracadie, une centaine d’élèves bénéficient de déjeuners via la Fondation, selon la directrice de l’école. Un enseignant de l’école Le Tremplin, toujours à Tracadie, remarque une différence chez les jeunes qui commencent la journée le ventre plein.

« Avec les petits déjeuners, il y a plusieurs élèves qui viennent ici qui pourront avoir cette nourriture-là. Prêts après ça à travailler, en éducation physique, même dans le cours de mathématique, de français, peu importe le cours. On a besoin des élèves qui sont prêts, frais et dispo. La nourriture est super importante à ce niveau-là. » – Jérôme Roy, enseignant à l’école Le Tremplin de Tracadie-Sheila

L’organisme est d’ailleurs toujours à la recherche de dons.