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Patrimoine bâti : une nouvelle formation pour outiller les municipalités

Publié le 21 avril 2026 à 16:51, modifié le 21 avril 2026 à 16:51

Par: Jean-Baptiste Leveque

Un nouveau programme d’études en Valorisation intégrée du patrimoine vient d’être lancé dans Charlevoix. Il est destiné à répondre aux besoins croissants des municipalités face à leurs nouvelles responsabilités en matière de préservation du patrimoine bâti, un enjeu qui s’avère de plus en plus complexe.

Depuis la modification de la Loi sur le patrimoine culturel, les municipalités du Québec ont plus de pouvoirs, mais aussi plus de devoirs concernant leurs bâtiments patrimoniaux.

« Les villes se sont vues ajouter une couche de responsabilité supplémentaire à leurs tâches puis ça, ça tombe dans la cour des techniciens en aménagement et urbanisme », constate Jean-Simon Boulianne, enseignant en Aménagement et urbanisme chez Mastera Formation continue.

Le centre de formation, situé en partie dans Charlevoix, a créé une Attestation d’études collégiales pour mieux les outiller.

« C’est tout nouveau. On est les premiers collèges à s’intéresser de la sorte à ce domaine-là. Disons que le timing d’arrivée de cette formation-là, il est bien choisi », croit Sébastien Savard, conseiller pédagogique chez Mastera.

Les municipalités font aussi face à des dossiers de plus en plus complexes. La semaine dernière, la Ville de la Malbaie a dû trancher sur la restauration des fenêtres de la Villa des Hirondelles. Elle a finalement permis aux propriétaires de réduire le nombre de carreaux.

« Il ne faut pas oublier que des bâtiments, même s’ils ont un historique, s’ils ont une valeur patrimoniale, peuvent vivre une évolution dans le temps. C’est très délicat, il faut faire attention de ne pas avoir l’effet contraire, d’être trop rigoureux pour que ça devienne un fardeau financier trop grand », affirme le maire de La Malbaie, Michel Couturier.

Le but ultime du programme est de permettre un équilibre entre les besoins des propriétaires et la préservation de la mémoire collective.

« Utiliser un bâtiment qui est déjà existant, c’est quelque chose qui est beaucoup plus durable dans le temps puis beaucoup plus pérenne que de vouloir raser, reconstruire. Ça a une valeur économique, ça a une valeur émotionnelle et ça a aussi une valeur écologique », défend Jean-Simon Boulianne.

Pour un accès à grandeur de la province, le programme sera offert principalement en ligne. La première cohorte est prévue pour février 2027.