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Pas facile de gérer les problèmes d’érosion à Le Goulet

Publié le 13 janvier 2021 à 17:04, modifié le 13 janvier 2021 à 17:04

Par: Samy-Nicolas Levesque

Pour une deuxième année consécutive, la municipalité de Le Goulet n’a pas réussi à obtenir les subventions nécessaires pour la poursuite de son projet de récupération de sapin. Depuis 2013, le village comptait entre autres sur ce projet pour protéger les berges de l’érosion.

Le Goulet ne pourra pas récupérer des sapins de Noël et les installer près des berges comme par le passé. Le projet qui a pour but diminuer l’impact de l’érosion et des inondations n’ira pas de l’avant.

« Le ministère de l’Environnement nous a dit que le matériel qu’on mettait dessus n’était pas assez granuleux pour le sable de la côte, alors on a eu un arrêté qui nous dit qu’on n’a pu rien le droit de faire sur la côte », affirme le maire, Paul-Aimé Mallet.

En plus d’utiliser des sapins, Le Goulet plaçait aussi des casiers à homard pour freiner l’érosion. Le ministère de l’Environnement a jugé que le matériel utilisé n’était pas conforme.

« Il ne voulait pas qu’on mette ça là. Il disait que c’était du fer qui avait là-dedans pis… mais quand il territ des trappes de sur la côte, des trappes aux homards, il n’y a personne qui les ramassent. Le ministère de l’Environnement ne vient pas ramasser ça, ça s’ensable et ça reste dans le sable », argumente-t-il.

Maintenant, le village se trouve dans l’impasse.

« On essaye de négocier avec eux autres pour qu’ils enlèvent cet arrêt-là. Ensuite, peut-être qu’on ira de nouveau avec des arbres de Noël », confie Monsieur Mallet.

La municipalité n’avait toutefois pas baissé les bras et avait essayé de miser sur d’autres initiatives pour protéger sa côte.

« On a fait des recharges de sables sur la côte, aux endroits qui étaient les plus spongieux, mais là, on ne peut plus rien faire sur la côte », mentionne le maire, découragé.

Cette situation inquiète énormément la population qui commence à quitter.

« Tous les citoyens qui vivent proches de la côte nous demandent ce qu’il va se passer avec ça ? Pis on n’a pas de tempêtes, mais s’il y en avait ? Ça touche tous les citoyens. On se dit que d’avoir des hivers comme on a cet hiver, c’est une chance pour nous autres. Parce qu’on ne voudrait pas avoir de grosses tempêtes comme on avait avant. »

Le maire a indiqué que des rencontres devaient avoir lieu dernièrement avec le ministère de l’Environnement, mais la COVID-19 aurait repoussé leur rendez-vous.