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PACKINGTON | La limite de vitesse jugée trop élevée selon les résidents du secteur

Publié le 31 juillet 2018 à 18:44, modifié le 1 août 2018 à 13:24

Par: Carl Vaillancourt

Les résidents du 6e rang à Packington où deux septuagénaires sont décédés dimanche  après avoir été happés mortellement par un automobiliste dénoncent la limite de vitesse qu’ils jugent trop élevée pour le secteur.

La limite de vitesse de 70 km/h est un véritable fléau selon les résidents de ce tronçon qui longe le Lac Jerry à Packington. C’est sur cette route que Pierre Pelletier (78 ans) et Lucette Gagnon (77 ans) auraient été heurtés de plein fouet par William Beaulieu, cet automobiliste de 35 ans qui demeure à Saint-Marc-du-Lac-Long. Le principal suspect ne se serait jamais arrêté avant de poursuivre sa route.

Même s’il est difficile actuellement pour les témoins de ce tragique événement d’évaluer la vitesse à laquelle le conducteur roulait dimanche matin vers 10h30. Une chose est certaine, la problématique de la vitesse dans ce secteur est bien présente depuis plusieurs années.

Toutefois, c’est peut-être l’accident survenu dimanche qui pourra faire changer les choses, puisque plusieurs résidents entendent faire pression pour faire abaisser la limite de vitesse sur cette route où la chaussée n’est pas recouverte de bitume.

Selon Rosaire Valcourt, le voisin des défunts, la limite devrait être réduite.

« C’est trop vite un peu, c’est ça je dis, c’est trop haut un peu. Parce qu’ici, il devrait mettre ça à 50», a expliqué celui qui est voisin du couple de septuagénaire depuis 1996.

De son côté, l’homme qui a aperçu l’accusé quelques secondes avant l’impact dimanche matin, Clovis Nadeau, il partage le même avis.

« Ça devrait être à 50. 50 absolument, mais faudrait que ce soit suivi un peu. Les gens ne suivent pas le règlement», a-t-il raconté lui qui estime que la vitesse du conducteur qui aurait happé mortellement ces deux amis de longue date dépassait la limite autorisée dans le secteur.

 

Un changement à prévoir

Une des élus de la municipalité de Packington qui connaissait bien les deux victimes, entend ne pas rester les bras croisés. Cette dernière entend proposer une modification du règlement concernant la limite de vitesse sur ce tronçon. Son objectif est clair, éviter qu’une telle tragédie puisse se reproduire dans le futur.

«Oui je vais en parler encore, puis j’aimerais que ce soit fait. C’est sérieux. C’est sûr qu’on attend toujours qui arrive des affaires, mais là non, il faut agir», a-t-elle renchérit en entrevue lundi avec CIMT Nouvelles.

Un point à l’ordre du jour pourrait être ajouté dans ce sens lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 21 août prochain.

Cuisinier passionné même à 78 ans

Pierre Pelletier était reconnu comme un chef cuisinier hors-pair dans le secteur de la restauration. Il a même fait une longue carrière dans la restauration montréalaise. Ce dernier avait pris sa retraite dans les années 90 avant de s’exiler à Packington en 1998 pour y vivre sa retraite avec sa conjointe Lucette Gagnon.

Depuis 20 ans, Pierre Pelletier travaillait un soir par semaine, les jeudis, au restaurant installé à l’intérieur de l’Hôtel 1212 situé à Dégelis. L’homme de 78 ans a même innové une soirée thématique. Il cuisinait des crêpes bretonnes sur mesure aux clients. Lors de son dernier chiffre de travail, l’homme d’origine française avait partagé à son patron qu’il allait vivre un rêve qu’il chérissait depuis longtemps.

« Puis encore jeudi soir, on jasait ensemble, il était tout fier de me dire j’ai enfin mon passeport pour aller en Russie, c’était son rêve d’aller en Russie, parce qu’il avait déjà fait de l’armée, donc il avait des contraintes. Là, il venait d’avoir son passeport, son billet était payé, tout était fait. Il partait la semaine prochaine pour la Russie », a expliqué Jean-Marie Castonguay.

Il a également avoué que tous les employés appréciaient énormément celui qu’on surnommait Monsieur Crêpe.

« C’est une lourde perte pour le 1212. Pierre était patient, il n’hésitait pas à montrer des recettes ou des trucs de cuisine aux jeunes. C’est une grosse perte », a reconnu le propriétaire de l’établissement depuis 34 ans.