Odeurs nauséabondes: des montagnes d’algues sur les berges dérangent
Publié le 16 juillet 2025 à 17:02, modifié le 16 juillet 2025 à 17:02
Par: Jasmin Guillemette
Des algues envahissent la berge à Notre-Dame-des-Neiges depuis le début de l’été. Des citoyens sont exaspérés de l’odeur qui est émise et de l’espace que le varech prend. Pour la municipalité, c’est un casse-tête de mettre tout en place pour en retirer.
Sur cette plage longeant le bord du fleuve, c’est le varech qui a maintenant pris la place du sable. Des montagnes d’algues brunes et une odeur nauséabonde présente depuis quelques mois amènent des résidents de Notre-Dame-des-Neiges à bout de patience.
« Aucun entretien, il y a des verres là-dedans, ça pue le diable », exprime un citoyen de Notre-Dame-des-Neiges.
« Je ne peux pas envoyer mes petits-enfants là. C’est impossible », déplore une dame en sortant de la dernière séance du conseil municipal.
« Ça pue, ça pue la pourriture. Avec les chaleurs qu’il fait là, je n’ai jamais vu autant de bibittes », insiste Dorice Ouellet, une dame qui réside près de la plage.
Ces citoyens déplorent qu’ils aient difficilement accès à la plage et qu’à marée haute, impossible de pouvoir en profiter. Cette accumulation s’est faite entre autres par d’importantes marées au printemps.
« J’allais marcher. Plus que les années vont, moins on peut marcher. C’est rendu que ça s’étend, ça s’étend. C’est rendu invivable », lance cet homme.
« On est tous fâchés. On n’a plus accès à la plage. C’est donner la plage aux citoyens, on ne l’a pas. On a accès à rien. On ne peut même plus aller se baigner, on ne peut pas aller marcher », continue une des citoyennes.
« Les gens s’achètent des terrains sur le bord de la grève pour facilement accéder », ajoute une autre dame de Notre-Dame-des-Neiges.
Le maire de localité de près de 1200 âmes admet que la situation est désagréable. La municipalité a dû toutefois recevoir une autorisation de la MRC pour retirer le varech, qui ne peut être enlevé, sauf en situation valable, puisqu’il aide à protéger contre l’érosion.
« Par les années passées, il y a des choses qui se sont faites à la limite à ce que j’ai compris. Je ne porte pas d’accusation. Comme municipalité, on ne peut pas s’en aller sur la grève qui appartient à Océan Canada et en partie au gouvernement du Québec », souligne Jean Marie Dugas.
Une pelle mécanique devra procéder au retrait des algues, avec certaines précautions. L’engin devra être purgé dans l’huile végétale avant de commencer son opération.
« Ce n’est pas évident d’avoir un entrepreneur qui est prêt à mettre sa pelle là. Les camions c’est la même chose. À ce moment-là, ce sont des coups assez importants », explique le maire.
Notre-Dame-des-Neiges souhaite accorder un contrat à un entrepreneur pour quelques années afin d’éviter que cette plantes marines s’accumulent encore dans le futur.