Nous habiterons leurs ruines: la nouvelle exposition du Centre d’artistes Vaste et Vague
Publié le 3 avril 2025 à 18:00, modifié le 3 avril 2025 à 18:03
Par: Michel Roussel

Chaque mois, le Centre d’artistes Vaste et Vague renouvèle son offre d’expositions et, dès le 4 avril 17h, le public pourra découvrir la démarche de Sarah Thibault.
Une créatrice en arts visuels, basée à Québec, mais qui exposera, jusqu’au 3 mai, sa plus récente conception à l’établissement de Carleton-sur-Mer. Inspirée par l’espace domestique, son décor et ses produits, elle s’intéresse, entre autres, à l’influence du sexisme et à la discrimination fondée sur le statut social d’un individu, pour matérialiser ses réflexions. Des thèmes que « Nous habiterons leurs ruines » met en lumière par le biais d’une installation déclinée en 2 plateaux.
D’un côté, le corpus prend la forme d’une grande sculpture monumentale blanche, recouverte d’un grand textile, et de l’autre celle d’une pièce autonome de laquelle se dégage chaleur et intimité. « Tout ça s’est fait dans une démarche écoféministe. Donc, c’est vraiment pour parler du travail et, d’une certaine manière, mêler le geste domestique au geste artistique, revaloriser ces espaces de résistance au féminisme qui se sont souvent déroulés dans des espaces de maison et tout » explique l’artiste en arts visuels.
Une proposition pour le moins singulière puisque l’idéatrice et conceptrice de cette présentation grand format invite les gens à s’entourer, de près, des éléments décoratifs et sculpturaux qui contribuent à créer l’expression des contrastes qu’elle souhaitait mettre de l’avant. D’ailleurs, il sera possible, vendredi, lors du vernissage, de vivre l’expérience immersive suggérée par ce corpus inédit qui a nécessité une dizaine de jours de montage.
« Quant à l’expérience que l’on peut vivre, qui diffère complètement de l’expérience que l’on peut vivre en galerie, j’ai hâte de voir, lorsqu’il y aura plus de personnes, la réaction des gens. C’est vraiment comme une œuvre qu’il faut expérimenter physiquement et il faut être sur place pour vraiment bien la comprendre puis capter toutes les différences dans la matérialité de l’espace » ajoute, en terminant, celle dont le talent a rayonné dans plusieurs villes du Canada de même qu’au Luxembourg et au Japon.