Énergie NB : une deuxième panne d’électricité en une semaine
Publié le 22 avril 2026 à 08:21, modifié le 22 avril 2026 à 16:17
Autre panne d’électricité au Madawaska, une deuxième en une semaine. Près de 5 mille clients d’Énergie NB ont été privés courant aujourd’hui. C’est la même ligne de transmission qui a fait défaut. Des actions concrètes sont exigées.
« C’est assez. Il faut faire quelque chose. Ça n’a plus de sens », lance le maire d’Edmundston, Éric Marquis.
La région est plus qu’exaspérée. Cette fois-ci, c’est un isolateur au poste iroquois à Saint-Basile qui a été endommagé.
« Le manque d’entretien du réseau d’Énergie Nouveau-Brunswick dans notre région ici. C’est rendu là une vraie joke », déclare Réginald Nadeau, président de la Chambre de Commerce du Haut-Madawaska.
« La ligne est désuète. Énergie Nouveau-Brunswick le savent. Les dirigeants ne semblent pas nous entendre, ne semblent pas nous écouter », souligne Marc Nadeau, propriétaire de Solutions Bureau MF.
La ligne 70 qui dessert Edmundston et le Haut-Madawaska a fait défaut à plusieurs reprises depuis 2019. Ce ne serait pas dans les plans d’Énergie NB de la remplacer prochainement.
« On nous annonce que les travaux ne se feront pas avant les cinq prochaines années. C’est inacceptable », indique M. Marquis.
Chaque fois, les gens d’affaires le répètent. Ces coupures de courant ont de nombreux impacts sur le développement économique.
« Les entreprises qui perdent des milliers de dollars toutes les fois, ça n’a juste pas de bon sens. C’est notre économie qui tombe en miettes », souligne M. Nadeau.
« Pourquoi on irait investir à Edmundston parce qu’on n’a aucune garantie qu’on va pouvoir faire fonctionner son usine, son commerce ou son entreprise », mentionne le maire d’Edmundston.
Lors de ces pannes, la sécurité publique est également compromise. Surtout au Haut-Madawaska où la couverture cellulaire est défaillante.
« Si quelqu’un a un accident ou un feu, on ne peut pas rejoindre les services d’urgence », explique le propriétaire de Solutions Bureau MF.
« Un hôpital ce matin qui n’était pas pleinement énergisé. On avait des résidences pour aînés qui ne pouvaient pas leur faire à déjeuner. On a des stations de pompage qui ne fonctionnaient plus. On avait des feux de circulation qui ne marchaient pas », énumère Éric Marquis.
Edmundston réclame donc une rencontre d’urgence avec les hauts dirigeants d’Énergie NB et le gouvernement provincial dans les prochains jours. La Ville veut aussi que la société d’État présente immédiatement un plan d’urgence, qu’elle élabore à moyen terme un calendrier accéléré pour les travaux et éventuellement, qu’elle mette en place d’une deuxième source d’alimentation électrique.
« Pour énergie, Nouveau-Brunswick, c’est acceptable qu’on ait une ligne qui est plus d’une cinquantaine d’années. À l’heure actuelle, ce qu’on est en train de faire, c’est qu’on met un pansement », lance le maire d’Edmundston
Éric Marquis demande également au ministre responsable d’Énergie NB de prendre position publiquement. La société d’État nous confirme par courriel qu’elle prévoit discuter avec le maire et qu’une rencontre publique est prévue en juin.