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Nominations au C.A. de Vitalité | Lancement du mouvement «Portons des masques qui parlent»

Publié le 24 juillet 2020 à 17:09, modifié le 27 juillet 2020 à 09:13

Par: Antoine Pelland-Ratté

Le Forum des maires de la Péninsule acadienne et le comité Égalité santé en français lancent le mouvement «Portons des masques qui parlent».  Cette initiative consiste à dénoncer l’absence de représentant de la Péninsule acadienne élu au sein du conseil d’administration de Vitalité.

«On le porte, mais on veut dire au gouvernement qu’on n’est pas d’accord avec sa décision de ne pas nommer de représentant pour la péninsule acadienne», explique la vice-présidente du comité Égalité santé en français, Louise Blanchard.

En temps normal, les membres du conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité sont élus lors des élections municipales. Or, pour remplacer les membres manquants, le ministère de la Santé a désigné lui-même quatre personnes. Résultat : aucun membre élu ne siège au nom de la Péninsule acadienne.

«L’actuelle absence de représentant de la péninsule acadienne au sein de Vitalité Santé démontre clairement qu’on voudrait nous réduire au silence, nous museler, comme la plupart des représentants nommés par les gouvernements», ajoute Louise Blanchard.

Les membres de l’initiative n’aiment pas que le gouvernement choisisse les nouveaux membres du conseil lui-même et qu’il permette à Gilles Lanteigne de prolonger son mandat de PDG jusqu’en octobre.

«La grande majorité des villes et villages acadiens ont demandé la démission du directeur général Gilles Lanteigne, qui semble vouloir coller à son siège depuis beaucoup trop longtemps», lance la vice-présidente du comité.

Pour Gilles Lanteigne, demeurer en fonction plus longtemps permet d’assurer une meilleure transition. Il croit aussi que la désignation des membres du C.A. ne devrait pas être une question de politique, mais bien de compétences.

«C’est sûr que ça contrevient aux ambitions d’Égalité santé en français, qui lui, veut un modèle rétrograde basé sur essentiellement de la politique, dit-il. Nous, on est une organisation de santé. On n’est pas une organisation politique.»