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N.-B.: des consultations publiques en santé qui inquiètent les organismes acadiens

Publié le 16 février 2021 à 16:15, modifié le 17 février 2021 à 10:14

Par: Gilles Duval

Des organismes acadiens déplorent la tenue prochaine de consultations publiques au Nouveau-Brunswick sur la réforme des soins de santé car ils estiment avoir très peu de détails sur le processus ou encore les principes devant guider la discussion. Ils croient également qu’en raison de la Covid-19, le temps n’est pas propice pour une telle initiative

Ces organismes acadiens sont d’avis que les consultations virtuelles devraient être repoussées.

«Si on pose la question aux gens de la zone 4 présentement, je ne pense pas qu’ils ont en tête de participer à des consultations pour changer le système de santé, c’est totalement ridicule», a dit le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, Alexandre-Cédric Doucet.

Les communautés acadiennes demeurent sur leurs gardes. Elles ont encore frais à la mémoire la première phase d’une éventuelle réforme annoncée par le gouvernement de Blaine Higgs au début de l’année 2020. Elle comprenait notamment la fermeture de l’urgence la nuit dans six hôpitaux de la province, dont celui de Grand-Sault. Elle a été mise sur une tablette devant la contestation des citoyens.

«La seule et unique raison pour laquelle le gouvernement Higgs a laissé les plans la dernière fois, c’est parce qu’il était minoritaire. Maintenant, il a eu sa majorité mais sans aucune circonscription acadienne; ça peut laisser présager bien des choses», a continué M. Doucet.

Malgré la tenue de consultations publiques, ces organismes craignent que les intentions du gouvernement Higgs ne soient déjà arrêtées.

«Nous craignons que le Réseau Vitalité et la communauté francophone seront les perdantes de ces changements», a indiqué le porte-parole d’Égalité santé en Français. Jacques Verge.

«Sans sombrer dans le négativisme, j’ai quand même une certaine crainte que la réforme annoncée ne permette pas de répondre aux besoins de la population», a pour sa part commenté le président de l’Association des aînés francophones du Nouveau-Brunswick, Marcel Larocque.

À la fin janvier, le ministère de la Santé a publié le document de travail, Agir en faveur de soins de santé publique fiables au Nouveau-Brunswick. Le comité Égalité santé en Français soutient qu’il ne fournit que très peu d’informations sur les intentions du gouvernement.

«Lorsque nous utilisons le terme agir, il devrait y avoir des propositions d’action; est-ce que ce document en contient : non», a souligné Jacques Verge.

Le dernier plan provincial de la santé couvrait la période de 2013 à 2018.

«Est-ce qu’il y avait urgence, non (…) Nous sommes déjà près de trois ans en retard. Aurions-nous pu attendre encore quelques mois de plus, Oui.», a continué M. Verge.

 La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, Égalité Santé en Français et l’Association des aînés francophones du Nouveau-Brunswick entendent chacun déposer un mémoire dans le cadre de ces audiences.