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Mobilisation citoyenne pour éviter la vente de l’église de Pointe-au-Pic

Publié le 22 juillet 2026 à 16:56, modifié le 22 juillet 2026 à 16:56

Par: Jean-Baptiste Leveque

Des citoyens de La Malbaie veulent sauver l’église de Pointe-au-Pic. Ils demandent à la Fabrique de reporter d’un an la vente du bâtiment religieux. Les paroissiens craignent de perdre ce qu’ils considèrent comme un témoin de l’histoire, qui doit rester au service de la communauté.

Des paroissiens se sont réunis ce matin à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus, de nouveau affichée à vendre. Ils lancent un ultime appel à l’aide : l’église doit être sauvée.

« Cette église-là, c’est un bien patrimonial, c’est un bien communautaire aussi. À l’époque où elle a été construite, c’était par le don, les efforts des citoyens, des gens de la place », rappelle René Villeneuve, membre du comité de sauvegarde

Le bâtiment, vieux de 110 ans, est considéré comme un témoin de l’histoire locale. « (On peut) trouver l’histoire derrière les vitraux, derrière les sculptures. Il y a tellement d’histoires, je ne peux pas croire que les gens vont laisser partir ça sans réagir, sans rien faire! », s’insurge un autre membre du comité, Alain Ouellet.

Après une première mise en vente, un projet de reprise était dans la mire du Musée de Charlevoix. Mais il a été abandonné en mars 2025, faute de financement. Le comité de citoyens croit tout de même qu’il est possible d’offrir une nouvelle vie à l’église.

« Ce qu’on propose, c’est d’y aller à petits pas, on pourrait dire même très petits pas à très petits pas. Je pense qu’on est capable de faire quelque chose qui est intéressant, qui est viable », soutient René Villeneuve.

Le comité demande du temps pour explorer d’autres avenues. « Écoutez, donnez-nous un an. Laissez-nous vous démontrer que ça va marcher », lance M. Villeneuve à l’intention de la Paroisse Saint-Laurent de Charlevoix.

Mais celle-ci cumule une dette de 100 000 $. Les revenus sont insuffisants. Le père Joël Depré, curé de la paroisse, affirme être ouvert aux solutions, mais en appelle plutôt à la solidarité des paroissiens. « Si chacun accepte de donner 50 $ par mois, ça sauverait l’église », indique-t-il dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Le comité espère quant à lui diversifier la vocation du lieu de culte, tout en gardant son essence communautaire. « Quand tu rentres ici, il y a quelque chose qui se passe. Tu n’entres pas seulement dans un temple, tu rentres dans un noyau. Le noyau du village, il est ici », souligne Alain Ouellet.

Une rencontre publique avec le père Depré aura lieu vendredi à 19 heures. Ce sera l’occasion pour la population de se faire entendre sur l’avenir de l’église.