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Maternelle 4 ans : Accueil mitigé du projet au Témiscouata

Publié le 8 février 2019 à 17:17, modifié le 8 février 2019 à 17:33

Par: Marie-Eve Cloutier

Le projet du gouvernement de François Legault d’implanter la maternelle 4 ans partout au Québec fait réagir dans le Témiscouata. Si la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs accueille favorablement l’idée, des CPE affirment déjà combler les besoins des tout-petits.

Québec souhaite ajouter 220 classes de maternelle 4 ans temps plein dès la prochaine année scolaire. En 2020-2021, l’implantation est prévue partout dans la province. Si certaines directions craignent le manque d’espace, ce n’est pas le cas à la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs (CSFL).

« Nous pourrions accueillir 19 maternelles 4 ans temps plein dans l’ensemble du territoire de la commission scolaire. Mais, est-ce que la main-d’œuvre sera au rendez-vous? C’est une autre question, et je n’ai pas nécessairement la réponse aujourd’hui », indique Bernard D’Amour, directeur général de la CSFL.

Le démarrage a déjà été difficile pour les premières classes de maternelle 4 ans, implantées dans les milieux défavorisés. Sur une possibilité de trois classes de maternelle 4 ans, la CSFL n’a pu en ouvrir qu’une seule, à l’école Saint-Joseph, à Pohénégamook, faute du manque d’inscription de la part des parents.

« C’est six élèves inscrits en fait. Cependant, ce n’est pas tous les parents qui désirent inscrire leurs enfants à la maternelle 4 ans temps plein », mentionne le directeur, rappelant que l’inscription au préscolaire n’est pas obligatoire.

Du côté des CPE, on se questionne sur les intentions du gouvernement Legault.

« Nos services, c’est le même programme éducatif qu’une maternelle 4 ans. Alors pourquoi déshabiller notre milieu de garde en CPE pour offrir des services en milieu scolaire? » demande Denis Blais, directeur général du CPE Les Calinours.

Le directeur a même envoyé une lettre aux parents pour faire valoir ses services éducatifs. Il indique avoir déjà développé une formule gagnante pour les enfants d’âge préscolaire : « Une intégration progressive à quatre ou deux demi-journées par semaine, moi je pense que c’est le modèle idéal, pour nos régions. »

La commission scolaire est consciente qu’elle vient jouer dans les plates-bandes des CPE. « Dans la mesure où notre ministère nous dit qu’il faut offrir le service et que c’est possible, bien il faut offrir le service à la population qui aura un choix à faire », avise Bernard D’Amour.

La période d’inscription pour la prochaine année scolaire est en cours. La Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs attend de savoir le nombre de maternelle 4 ans qui lui sera attribuée par le ministère de l’Éducation.