Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Marché immobilier : Les acheteurs montréalais nombreux

Publié le 9 juin 2021 à 16:37, modifié le 9 juin 2021 à 16:37

Par: Antoine Pelland-Ratté

Selon une étude, la pandémie a poussé un grand nombre de Montréalais à acheter une maison en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Le phénomène exacerbe la pénurie de logements dans la région et pénalise la population locale.

Dans son rapport, la firme de solutions foncières JLR indique qu’environ un achat de propriété sur cinq en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a été effectué par un résident de Montréal depuis août 2020. L’année précédente, les Montréalais représentaient plutôt 13 % des acheteurs.

« Avec la pandémie, les gens qui ont été confinés, les gens qui habitaient dans des logements ou dans des maisons avec de très petits terrains, ils ont vu que c’était peut-être un petit peu plus difficile. Ils se disent qu’ils ont besoin d’espace. J’ai envie d’avoir la mer, la montagne […] », explique la courtière immobilière Louise Brash.

Les bas prix des propriétés dans la région ont aussi un rôle à jouer sur la demande. « Le prix médian d’une maison dans le moment selon JLR, c’est 145 mille dollars dans la Baie-des-Chaleurs. Si on regarde à Montréal, c’est 600 mille, et si on va à Westmount c’est 1 million 200 », ajoute le courtier immobilier Donald Leblanc.

L’engouement accru des Montréalais pour les maisons d’ici, l’accroissement de la rareté des terrains et la surenchère qui en découle ont fait bondir les prix.

« On voit un peu ce qui se passe en ville où il y a peu de maisons sur le marché, il y a peu d’offres pour la demande. Donc c’est sûr que ça augmente les prix », précise Louise Brash.

« C’est une des premières années où on a des offres multiples et c’est une des premières années qu’on vend au-dessus des prix demandés », s’étonne Donald Leblanc.

Pour les citoyens qui habitent la région depuis longtemps et qui peinent à trouver un logement abordable, c’est plutôt frustrant. Kate Labrecque est à la recherche d’un nouveau logis pour sa famille depuis avril.

« On trouve qu’il y a quand même une injustice là-dessus, parce que ce serait le fun que les personnes principales de la région, qui ont toujours demeuré ici, qu’il y ait une facilité un peu plus à se trouver un logement que quelqu’un de la ville qui s’en vient juste ici parce qu’on est rendu en zone verte », lance-t-elle.

Catherine Landry aide de nouveaux arrivants dans la Baie-des-Chaleurs à s’intégrer et à se trouver un toit. Avec la rareté croissante des logements dans la région, son rôle s’est complexifié. « Dans la dernière année, je trouve que c’est devenu plus compliqué pour les gens en général, mais pour les nouveaux arrivants aussi de trouver du logement, dit-elle. Ça prend beaucoup plus de temps. Ça crée beaucoup plus de stress. »

Les acheteurs montréalais conserveront-ils leur intérêt accru pour les maisons dans la région après la pandémie ? La question demeure en suspend.