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Manquement à l’éthique : une amende de 500$ pour avoir traité le maire de « clown »

Publié le 18 février 2026 à 10:26, modifié le 18 février 2026 à 10:26

Par: Catherine Pellerin

L’ex-conseillère de Témiscouata-sur-le-Lac, Ginette Bégin, écope d’une amende de 500$ pour avoir traité de « clown » l’ancien maire Denis Blais. La Commission municipale du Québec a rendu sa décision et conclut que la femme a bel et bien commis un manquement au Code d’éthique et de déontologie des élus, lors d’une séance de travail en juin 2025.

Il est mentionné dans le document que, lors du « plénier », l’élue s’est « comportée de façon irrespectueuse, envers le maire, en employant des paroles dénigrantes et vexatoires, notamment en utilisant le mot « clown » à trois reprises. Elle devra payer la pénalité de 500$ à la Ville de Témiscouata-sur-le-Lac d’ici 30 jours.

L’article 5.10 du Code énonce la règle suivante : « Il est interdit à tout membre de se comporter de façon irrespectueuse envers les autres membres du conseil municipal, les employés municipaux ou les citoyens, par l’emploi, notamment, de paroles, d’écrits ou de gestes vexatoires, dénigrants ou intimidants ou de toute forme d’incivilité de nature vexatoire. »

Il est mentionné dans le jugement que « référer à monsieur Blais en utilisant le mot « clown » devant les autres élus […] le discréditait, le rabaissait et l’humiliait. Il s’agissait là d’une attaque le visant directement. »

Le Tribunal a pris en considération le contexte, notamment d’un accrochage qui s’est produit, lors de la rencontre du comité pour l’aménagement de la plage publique du quartier Notre-Dame-du-Lac.

Il affirme toutefois que cet incident « ne justifiait pas madame Bégin à se comporter de manière irrespectueuse, envers monsieur Blais, environ une heure plus tard, pendant le même « plénier ». Monsieur Blais et madame Mailloux ont ri lorsqu’une représentante du comité a affirmé qu’elle quitterait le groupe Facebook si madame Bégin en devenait membre. Le Tribunal comprend que ces rires ont pu blesser madame Bégin. Cela ne l’autorisait toutefois pas à se conduire de façon irrespectueuse envers monsieur Blais, plus tard dans le même « plénier », en utilisant le mot « clown » pour parler de lui. »

Des facteurs aggravants ont été pris en compte, soit que cet évènement survient après la tenue d’un processus de médiation du MAMH. Les membres du conseil avaient alors pris des engagements afin de permettre le bon déroulement des pléniers.

Le fait que Ginette Bégin n’est plus conseillère municipale et qu’il s’agit d’une première offense représentent toutefois des facteurs atténuants.

Rappelons que Ginette Bégin était candidate à la mairie aux élections de novembre dernier. La conseillère sortante avait récolté 15% des votes, contre 85% pour Christian St-Pierre. Le taux de participation avait atteint 66%.