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Nouvelles

Manque de médecins à Pohénégamook

Publié le 7 novembre 2019 à 17:21, modifié le 7 novembre 2019 à 17:25

Par: Fabienne Tercaefs

Au cours de la dernière année, 4 médecins ont quitté le secteur de Pohénégamook, notamment en raison de départs à la retraite. Aujourd’hui, la région manque cruellement de praticiens et peine à recruter.

À Pohénégamook, le nombre de médecins de famille est passé de 4 à 2. À l’urgence, il n’y en a plus que 4, alors qu’ils étaient 7. Les citoyens en ressentent les impacts.« Mon mari a des problèmes avec ça. Son médecin est rendu à Saint-Antonin. (…) parce qu’il n’y a pas d’autres médecins. » affirme une citoyenne. «  J’ai déjà un médecin de famille, donc ça va, mais j’en entends parler quand même et oui il y aurait besoin d’un peu plus. »

Si des médecins dépanneurs de l’extérieur de la région viennent renforcer les équipes des urgences en cas de besoin. Il n’en reste pas moins que les médecins en place subissent des surcharges de travail. «  C’est sûr qu’il y a de l’essoufflement (…) En moyenne c’est au minimum du 50 à 60 heures semaine. Des fois c’est plus. Et puis il faut que tu sois toujours concentré, c’est un travail très concentré. Si tu ne veux pas manquer de diagnostic, il faut tu sois quand même reposé. » explique le docteur Jacques-Christian Brault ce matin. Il réparti son travail entre son bureau et les urgences et il a également pris en charge les patients les plus malades des praticiens qui sont partis cette année.  

Pour l’année 2020, le CISSS du Bas-Saint-Laurent est autorisé à recruter 3 nouveaux praticiens pour l’ensemble de la MRC du Témiscouata, mais aucune assurance qu’ils s’installent à Pohénégamook.« Là c’est de voir avec avec nos médecins  où est-ce qu’on réparti l’activité et comment on fait pour donner les services. C’est vraiment un travail d’ajustement. Faut aussi tenir compte de l’intérêt des candidats parce qu’on ne peut pas obliger quelqu’un à s’installer quelque part. » confirme  le directeur des services professionnels du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho.

Le docteur Brault et le comité santé Transcontinental ont rencontré ces dernières semaines 2 jeunes médecins pour tenter de les convaincre. « Ici on a de la radiologie, des prises de sang, on a une urgence, des infirmières. On a quand même un très très beau réseau, travailler en dépannage un peu partout au Québec, c’est juste que c’est une région méconnue. » énumère Jacques-Christian Brault. « On leur fait visiter le milieu, on leur parle de tout ce qui est culturel, de la vie scolaire (…) on les invite aussi un petit peu aussi au restaurant, on fait ce qu’on a les moyens de faire finalement. » ajoute Danielle Bouchard, membre  du comité santé Transcontinental.

Une véritable opération séduction. « On souhaite presque qu’un miracle arrive qu’il y en ait un qui vienne, qui se présente, qui serait intéressé, ça nous ferait plaisir. » s’exclame le docteur Brault.