Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

L’usine de pâtes et papier Résolu inquiète pour son avenir

Publié le 13 décembre 2019 à 16:45, modifié le 13 décembre 2019 à 16:45

Par: Fabienne Tercaefs

L’usine de pâtes et papier Produits forestiers Résolu de Clermont dans Charlevoix tire la sonnette d’alarme. La compagnie est inquiète pour son avenir. Il ne s’agit pas, cette fois, du contexte difficile du marché du papier journal, mais du manque de matière première, les copeaux de bois.

Sans être alarmiste, le directeur général de Produits forestiers Résolu, Jean-Pierre Bouchard est inquiet. Il achète tous les copeaux de la scierie de Saint-Hilarion, sauf que ce n’est pas suffisant. « On ne pense pas fermer, ce n’est pas dans les plans, sauf qu’il faut que ces choses-là avancent, pis il faut qu’on ait des réponses à ces questions-là pour continuer à investir, pour continuer à développer notre usine ici et maintenir ces emplois à long terme. »

Résolu est éloigné des autres scieries et est donc le dernier à pouvoir s’approvisionner, bien souvent avec les copeaux restants, de moins bonne qualité. Par ailleurs, une nouvelle usine de papier en Abitibi vient grignoter le marché des copeaux de bois. « Ça va prendre pas loin que 600 000 tonnes de copeaux par année, puis nous autres on en prend 200, 225 à peu près. Fait que, Veut veut pas, Ils vont en manger trois fois plus de copeaux que nous on en mange. » explique le président du syndicat des travailleurs du papier de Clermont, Claude Rouleau.

Jean-Pierre Bouchard a des solutions à proposer, notamment avoir accès au bois attaqué par l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. « Nous on dit qu’on veut récolter ce bois-là qu’on va perdre de toute façon. Il va mourir, il n’est plus utilisable, il n’y a plus rien à faire, on ne peut pas faire de meuble, de 2 x 4 avec ça. Alors on dit est-ce qu’on peut récolter ça ? Ça c’est un élément de solution. »

La députée de Charlevoix, Emily Foster affirme suivre le dossier. Le maire de Clermont souhaite aller plus loin et interpeller François Legault qui se déplace jeudi prochain dans la région. « Dans une MRC qui est très défavorisée. On voit les statistiques démographiques et les emplois payants ici dans la région industrielle sont très rares. Alors on va interpeller le premier ministre là-dessus et on espère qu’on aura une écoute particulière de sa part. » affirme Jean-Pierre Gagnon.

L’entreprise emploie 150 personnes avec des salaires annuels moyens de 100 000 $.