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Lumière sur la mort d’un travailleur de Temrex

Publié le 20 février 2020 à 16:20, modifié le 21 février 2020 à 12:58

Par: Patrick Giguère

La CNESST a rendu public aujourd’hui les conclusions de son enquête suite au décès d’un travailleur des Produits forestiers Temrex de Nouvelle, le 8 juillet 2019. Deux thèses sont retenues pour expliquer la mort du jeune homme de 29 ans.

Le jour de l’accident, Martin Boudreau-Labillois s’affairait à la réparation d’une fuite d’huile hydraulique sur le grappin combiné d’une chargeuse sur roues. Pour réparer la fuite, le mécanicien s’est positionné entre les fourches du grappin combiné, sous sa partie mobile, et a déconnecté un boyau hydraulique. C’est à ce moment qu’une perte de pression s’est produite dans le circuit hydraulique, entraînant la fermeture inopinée de la partie mobile du grappin. En se refermant, cette partie mobile a frappé mortellement le travailleur à la tête.

La seconde cause retenue est la gestion de la méthode de contrôle de l’énergie qui était déficiente au moment de l’exécution des travaux .«L’employeur n’avait pas de méthodes précises établies pour le travail qui était à effectuer ce jour-là. Donc, il n’y avait pas de méthodes de contrôle des énergies précises que les travailleurs devaient mettre en place. Donc, c’était laissé au libre choix des travailleurs de faire le travail selon leur bon jugement», confirme Jean-François Synnott, inspecteur de la CNESST.

Pourtant, l’article 188.2 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail stipule qu’avant d’entreprendre des travaux sur une machine, la zone dangereuse doit être sécuritaire. L’article 188.8 exige à l’employeur de s’assurer que les personnes ayant accès à la zone dangereuse de la machine soient formées et informées des risques. Temrex possédait un programme de contrôle des énergies pour les équipements fixes, mais pas pour les équipements roulants.

Depuis l’événement, la scierie a effectuées les correctifs nécessaires en offrant de la formation aux mécaniciens affectés au garage de l’entreprise.

Même si la scierie a corrigée la situation, elle pourrait se voir émettre des amendes salées en raison de cette négligence.

«L’infraction à l’article 237 sur la loi sur la santé-sécurité, ce qu’on me dit c’est que la plage typique est de 16 000 à 68 000$. C’est toujours possible. C’est à l’étude présentement, on a un délai d’un an suite à la survenance des événements pour émettre un constat d’infraction», ajoute monsieur Synnott.

La CNESST diffusera son rapport d’enquête aux étudiants et à différents employeurs pour les sensibiliser et éviter d’autre tragédie.

En 5 ans au Québec, 54 personnes sont décédées dans des situations similaires en raison d’un mauvais contrôle de l’énergie sur des équipements mobiles.