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L’ex-chef pompier de Caraquet coupable d’avoir enfreint les règlements de sécurité

Publié le 18 juillet 2019 à 15:58, modifié le 18 juillet 2019 à 16:02

Par: Alexie André Belisle

L’ex-chef pompier de Caraquet au Nouveau-Brunswick a été reconnu coupable aujourd’hui d’avoir enfreint des règles de sécurité. Il devra payer une amende de 2000 dollars avant le 22 octobre. C’est la première fois qu’une amende était donnée à un pompier qui ne portait pas son équipement au Nouveau-Brunswick.

Les faits remontent au 24 juin 2019. Lors de l’incendie qui a ravagé l’église de Bas-Caraquet,  Marc Landry est entré en t-shirt, jeans et souliers de course à l’intérieur du bâtiment duquel s’échappaient déjà des flammes et de la fumée.

Ce faisant il a contrevenu à la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail de la province du Nouveau-Brunswick. Dans cette loi, un règlement exige que les pompiers portent leur équipement de sécurité (ce qui inclut un casque, des gants et un manteau) lorsqu’ils répondent à un appel d’urgence, peu importe les circonstances. Lorsque les pompiers entrent à l’intérieur des bâtiments, ils sont tenus de porter aussi un masque respiratoire.

L’enquêteur de Travail sécuritaire NB Michel Cyr, qui a assisté à la comparution, a rappelé l’importance de cette pièce d’équipement : « on parle vraiment ici d’un masque respiratoire, les gaz sont néfastes, sont dangereux pour la santé des employés. On parle de quelque chose que les pompiers en général, ça fait plusieurs années, se battent pour avoir l’équipement. »

Selon Michel Cyr, il est d’autant plus crucial de répondre à cette exigence quand on est chef pompier : « c’est important en tant que leader, en tant que chef, de démontrer le bon exemple. »

L’ex-chef pompier a expliqué en cour que c’était la méthode de la brigade de Caraquet depuis toujours  : les pompiers les plus près de l’incendie se rendaient directement sur place pour évaluer les dommages pendant que les autres passaient par la caserne pour amener l’équipement et les uniformes de leurs collègues déjà sur place. La procédure a changé depuis mais Marc Landry reconnait qu’il a contrevenu au règlement : « très bien. Moi j’ai reconnu, la juge a reconnu mes années, et ainsi de suite, et je suis bien content. C’est comme si je me promenais avec mon char pas de ceinture, la police me voit, me donne une fine, c’est ça que c’est. »

Mais de son côté, l’enquêteur de Travail sécuritaire NB tient à ce qu’un tel comportement ne soit pas banalisé : « dès que les pompiers reçoivent leurs formations, leur équipement de protection, c’est la base de tout. Donc il faut porter l’équipement avant de pénétrer dans un feu. »

Il rappelle que les travailleurs, peu importe le domaine, doivent toujours prendre au sérieux les règles qui régissent leur travail.