Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Les syndicats satisfaits du report de la vaccination obligatoire en santé

Publié le 13 octobre 2021 à 17:12, modifié le 13 octobre 2021 à 20:09

Par: Emmanuel Renaud

Plusieurs intervenants du monde de la santé poussent un soupir de soulagement alors que l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire est repoussée. Selon les syndicats, les suspensions sans solde auraient largement affecté les services offerts dans le réseau de la santé en Gaspésie.

Après avoir réalisé que le système de santé était sur le point de frapper un mur, le gouvernement du Québec reporte d’un mois la vaccination obligatoire du personnel de la santé initialement prévue pour le 15 octobre. Cette nouvelle réjouit le Syndicat du personnel de soutien du CISSS de la Gaspésie.

« C’est sûr qu’on est satisfait pour les membres que l’on représente, autant pour les gens qui ne sont pas vaccinés que les vaccinés. Systématiquement, la perte de travailleurs pas vaccinés aurait fait en sorte de donner une surcharge de travail additionnelle à ceux toujours en place.  On sait qu’on est dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de surcharge de travail au quotidien, c’est sûr que pour nous c’est une période de répit, c’est clair », assure le président du Syndicat du personnel de soutien du CISSS de la Gaspésie, Pierre-Luc Boulay.

 

Même son de cloche pour le Syndicat des infirmières de l’Est-du-Québec

« On s’en allait, dans certains secteurs, vers un mur et le tout n’était pas préparé.  Il y avait des trous à l’horaire, sans avoir de solution pérenne qui soit instaurée. Donc, minimalement ça va donner le temps au système de la santé de se virer de bord », estime le président du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ), Pier-Luc Bujold.

Au CISSS de la Gaspésie, 191 employés ne sont toujours pas adéquatement vaccinés. De ce nombre, 125 membres du personnel n’ont reçu aucune dose de vaccin contre la COVID-19. Dans la population, les réactions étaient mitigées suite à l’annonce du ministre de la Santé, Christian Dubé

 

« C’est un choix à faire pour alléger la problématique que vivent ces employés-là »

« Je pense que tout le monde devrait être vacciné »

« J’espère que ça va faire réfléchir les gens qui ne sont pas vaccinés »

« Au moins, si ça peut donner la chance à eux qui ne sont pas vaccinés et de leur donner la chance d’y aller »

« Ça fait un bout de temps qu’ils sont avertis aussi, donc un petit délai ce n’est pas si pire, mais il faudrait que ça grouille quelque part »

Jusqu’au 15 novembre, en plus de perdre des primes reliées à la pandémie, tous les employés de la santé non vaccinés devront continuer à se faire tester au moins trois fois par semaine.