Les sécurijours : faire de la prévention en s’amusant
Publié le 17 mai 2024 à 16:25, modifié le 17 mai 2024 à 16:25
Par: CIMTCHAU
Une journée de prévention des dangers à la ferme avait lieu samedi dernier à Pohénégamook.
Les sécurijours sont des journées de prévention des dangers présents sur les fermes pour les jeunes de 6 à 12 ans. Samedi dernier, une trentaine d’enfants était réunie pour l’occasion.
« Je suis ici pour apprendre la sécurité sur la ferme, sur les VTT et tout ça », m’a expliqué une des participantes.
La 1re vice-présidente de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent et responsable du comité prévention, Julie Gagnon a renchéri : « Le but des sécurijours est de montrer aux enfants les dangers qu’on a à la ferme, donc de pouvoir les voir. »
Prudence à VTT, sécurité avec les grands animaux, sécurité incendie et électrique, et même les dangers présents à la cabane à sucre, voici quelques thèmes abordés durant cet événement.
Les sécurijours s’adressent ainsi à tous les jeunes, qu’ils vivent ou non sur une ferme.
« Ces journées ne concernent pas seulement les enfants des agriculteurs, mais également leurs amis, cousins et cousines, souvent présents lors des visites estivales à la ferme ou des escapades à l’érablière au printemps », explique Julie Gagnon.
Et ces activités sont très importantes pour les parents et intervenants présents sur place, car les fermes sont avant tout des milieux de vie.
« Nos enfants, c’est ce qu’on a de plus précieux. On essaie parfois de leur expliquer des choses, mais ils ne nous écoutent pas toujours comme on le voudrait. Quand c’est expliqué par des intervenants, ça leur rentre plus dans le coco », a exprimé la co-propriétaire de la Ferme Prés et Monts, qui accueillait l’événement, et mère de quatre enfants, Mélodie Beaulieu.
Il n’est pas rare que des jeunes retournent à d’autres sécurijours, prenant même le temps d’expliquer aux nouveaux ce qu’ils savent déjà, ce qui réjouit madame Gagnon : « On se dit ok, ce que j’ai organisé a porté fruit, les enfants l’ont gardé comme information et ils le transmettent par après. »
Deux autres sécurijours seront organisés par l’UPA du Bas-Saint-Laurent au début de l’automne, dont un à l’Apocathière.